La carte de Jorge Luis Borges
Les empanadas de la rue portègne
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Empanadas (chaussons à la main)

Les empanadas de la rue portègne

Street foodReconstitution🧂 🌶️moyen1 h
Empanadas (chaussons à la main)

Les empanadas de la rue portègne

Pourquoi ce plat ? Dans le Buenos Aires que Borges arpentait — cafés, librairies, rues de Palermo —, l'empanada est l'en-cas universel que l'on mange debout ou que l'on emporte ; nourriture populaire de la ville qu'il a célébrée dans ses poèmes du quartier.

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Empanadas (chaussons à la main)

Petits chaussons de pâte garnis de viande hachée au couteau, oignon, cumin et œuf dur, cuits au four. On les tient à la main, on les mange en marchant ou entre deux pages.

Buenos Aires se mange aussi à la main, le long de ses rues droites et de ses cafés où l'on refait le monde. L'empanada, on la reconnaît à son repulgue, ce feston pincé sur le bord qui, dit-on, indique la farce qu'elle cache — chaque cuisinière a son chiffre. La bonne se fait de viande coupée au couteau, jamais hachée à la machine, relevée de cumin et de pimentón, avec son morceau d'œuf dur et quelques olives. On la tient dans un mouchoir, on mord par un coin, et l'on continue son chemin : c'est la cuisine des flâneurs, et j'ai été un grand flâneur.
Jorge Luis Borges
Ingrédients
  • Pâte de farine de blé, graisse et eau saléede quoi tailler des disques (enveloppe)
  • Viande de bœuf coupée au couteauà proportion (farce)
  • Oignonen bonne quantité (base de la farce)
  • Cumin, pimentón (paprika), œuf dur, olivesselon le goût (assaisonnement et garniture)
Comment on faisait : L'empanada, héritée d'Espagne et essaimée dans toute l'Amérique latine, possède en Argentine d'innombrables variantes régionales (salta, tucumana…). On taillait jadis la viande au couteau pour une farce plus juteuse ; le repulgue, propre à chaque maison, sert à distinguer les farces. Au four à bois traditionnellement, au four à gaz ensuite.

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