La carte de Fanny Mendelssohn
Kaffee (boisson du salon, fil des veillées de travail)

Café des longues soirées, à la cannelle et au zeste

BoissonReconstitution☕ 🍯facile10 min

Un café préparé à l'ancienne, infusé doucement, relevé d'un bâton de cannelle et d'un zeste de citron, légèrement sucré : la boisson qui veille avec ceux qui travaillent tard.

Pourquoi ce plat ? Le café et le thé accompagnaient, écrit-on, les longues soirées de travail et de conversation des Mendelssohn. Pour Fanny, qui composa plus de 460 pièces souvent tard dans la nuit, ce café parfumé était le compagnon fidèle des heures où la musique venait sous sa plume.
Quand la maison dort et que je tiens enfin ma plume, je me fais monter un café bien chaud, parfumé d'un éclat de cannelle et d'un zeste de citron. La nuit est mon heure, voyez-vous : c'est là que les mélodies viennent, dociles, sans que personne réclame mon attention. Une gorgée, une mesure ; une autre gorgée, et la phrase s'achève. Sans ce breuvage fidèle, bien des pages ne seraient jamais nées.
Fanny Mendelssohn
Ingrédients
  • Café moulu fraîchement torréfiédeux cuillerées par tasse (base)
  • Eau de sourceà proportion (infusion)
  • Bâton de cannelleun (parfum)
  • Zeste de citronun éclat (fraîcheur)
  • Sucre en painà goût (douceur)
  • Crèmeun nuage (rondeur (optionnel))
Comment on faisait : Au XIXe siècle, on torréfiait et moulait souvent le café à la maison, puis on le préparait par décoction ou par infusion dans des cafetières de porcelaine ou de cuivre. Le sucre se vendait en pains compacts que l'on cassait à la pince. Épicer le café de cannelle ou de zeste était courant dans les maisons bourgeoises d'Europe centrale.