Soupe de pommes de terre au carvi (Kartoffelsuppe)
Une soupe veloutée de pommes de terre liées au bouillon, relevée d'oignon, de poireau et d'une pincée de carvi, parsemée de lardons et de persil. Le plat de midi par excellence d'une famille modeste de Hesse.
Une soupe veloutée de pommes de terre liées au bouillon, relevée d'oignon, de poireau et d'une pincée de carvi, parsemée de lardons et de persil. Le plat de midi par excellence d'une famille modeste de Hesse.
Souffrez que nous vous menions à notre table de Cassel, où la journée d'étude appelait un repas simple et chaud. Notre bonne faisait fondre l'oignon dans un peu de lard, jetait les pommes de terre dans le bouillon, puis écrasait le tout à la fourchette jusqu'à ce que la soupe devînt onctueuse. Une pincée de carvi, un brin de persil du jardin, et l'on tenait là de quoi réchauffer deux frères penchés tout le jour sur de vieux contes. Mangez-en bien chaud, mon ami : c'est l'humble nourriture qui fait les longues besognes.
- •Pommes de terre — une bonne platée (base de la soupe)
- •Oignon et poireau — à volonté (aromates)
- •Lard fumé — quelques tranches (gras et goût)
- •Carvi — une pincée (épice signature)
- •Bouillon d'os ou de légumes — ce qu'il faut (liquide)
- •Persil — un bouquet (fraîcheur)
Soupe de pommes de terre au carvi (Kartoffelsuppe)
Une soupe veloutée de pommes de terre liées au bouillon, relevée d'oignon, de poireau et d'une pincée de carvi, parsemée de lardons et de persil. Le plat de midi par excellence d'une famille modeste de Hesse.
Pourquoi ce plat ? À Kassel, où les frères travaillèrent de longues années à la bibliothèque du landgrave, la pomme de terre et la soupe formaient l'ordinaire d'une maisonnée studieuse et économe : un repas chaud, nourrissant, peu coûteux, qui laissait tout le temps aux manuscrits.
Souffrez que nous vous menions à notre table de Cassel, où la journée d'étude appelait un repas simple et chaud. Notre bonne faisait fondre l'oignon dans un peu de lard, jetait les pommes de terre dans le bouillon, puis écrasait le tout à la fourchette jusqu'à ce que la soupe devînt onctueuse. Une pincée de carvi, un brin de persil du jardin, et l'on tenait là de quoi réchauffer deux frères penchés tout le jour sur de vieux contes. Mangez-en bien chaud, mon ami : c'est l'humble nourriture qui fait les longues besognes.
Ingrédients (version d’époque)
- Pommes de terre — une bonne platée (base de la soupe)
- Oignon et poireau — à volonté (aromates)
- Lard fumé — quelques tranches (gras et goût)
- Carvi — une pincée (épice signature)
- Bouillon d'os ou de légumes — ce qu'il faut (liquide)
- Persil — un bouquet (fraîcheur)
Ingrédients
- Pommes de terre à chair farineuse — 800 g (base de la soupe)
- Oignon — 1 gros (aromate)
- Poireau — 1 blanc (aromate)
- Lardons fumés — 120 g (gras et goût)
- Graines de carvi — 1 c. à café (épice signature)
- Bouillon de légumes ou de volaille — 1,2 L (liquide)
- Persil plat — quelques brins (fraîcheur)
Préparation
- Faire revenir les lardons à sec, réserver la moitié ; dans la même casserole, faire suer l'oignon et le poireau émincés.
- Ajouter les pommes de terre en cubes et le carvi, couvrir de bouillon, saler légèrement.
- Cuire 25 minutes à frémissement jusqu'à ce que les pommes de terre s'écrasent.
- Écraser grossièrement au presse-purée (ou mixer en partie pour garder du corps).
- Servir bien chaud, parsemé des lardons réservés et de persil ciselé.
Comment on faisait : Au XIXe siècle, on liait la soupe sans crème : la pomme de terre écrasée suffisait à l'épaissir. Le carvi n'était pas qu'un parfum, on lui prêtait aussi la vertu de faciliter la digestion des féculents et des choux.
Le twist contemporain : Une cuillère de crème acidulée et un trait d'huile de courge grillée du sud de l'Allemagne pour une version plus gourmande.
Frères Grimm · Charactorium