La carte de Fulvie
Poulet à l'œnogarum, miel et coriandre
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Mensa prima (plat de résistance du convivium)

Poulet à l'œnogarum, miel et coriandre

FestifReconstitution🍄 🍯 🧂moyen50 min
Mensa prima (plat de résistance du convivium)

Poulet à l'œnogarum, miel et coriandre

Pourquoi ce plat ? Épouse de Marc Antoine, l'un des trois maîtres de Rome, Fulvie recevait à sa table des sénateurs et des généraux. Un beau volatile mijoté dans une sauce au garum et au miel — le mariage romain par excellence du salé et du sucré — était digne d'un banquet où se nouaient les alliances politiques qu'elle affectionnait.

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Mensa prima (plat de résistance du convivium)

Volaille braisée dans l'œnogarum, cette sauce-signature de vin, de garum et de miel, parfumée de coriandre et de livèche. Le contraste sucré-salé typiquement romain qui surprend encore aujourd'hui.

Quand Antoine recevait ses partisans, je ne laissais rien au hasard, pas même la sauce. On fait dorer le poulet, puis on le noie dans le vin, le garum et un peu de miel — car à Rome, le doux et le salé se font la cour à chaque bouchée. Un trait de coriandre, une feuille de livèche, et l'on poivre largement, comme il sied à qui a les moyens de l'Orient. Sers chaud : un convive bien nourri vote mieux.
Fulvie
Ingrédients
  • Jeune poulet1 (viande)
  • Garumune rasade (umami salé (signature))
  • Vin blanc coupéun gobelet (base de sauce)
  • Mielune cuillerée (douceur)
  • Coriandre, livèche, origanau goût (aromates)
  • Poivre longgénéreusement (épice de luxe)
Comment on faisait : Le recueil d'Apicius (compilé plus tard mais reflétant des traditions républicaines) regorge de sauces dites « œnogarum » mêlant vin, garum et miel. Le sucré-salé et l'usage massif de poivre importé signalaient la richesse de l'hôte.
Sources : Apicius, De re coquinaria

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