La carte de Gajah Mada
Pepes ikan à la javanaise
retourner
Lauk (accompagnement protéiné)

Pepes ikan à la javanaise

QuotidienReconstitution🍄 🌶️ 🍋moyen40 min
Lauk (accompagnement protéiné)

Pepes ikan à la javanaise

Pourquoi ce plat ? Le poisson d'eau douce, abondant dans les rivières et les bassins de Trowulan, était l'accompagnement quotidien du riz à la cour de Majapahit. Le pepes — poisson enveloppé dans des feuilles de bananier et cuit à l'étouffée — est une technique ancienne de Java qui concentre les saveurs sans nécessiter de récipient métallique, idéale aussi pour les expéditions militaires de Gajah Mada.

cliquer pour retourner
Lauk (accompagnement protéiné)

Filet de poisson d'eau douce mariné dans une pâte de curcuma, galanga, citronnelle et noix de bancoul, enveloppé dans une feuille de bananier et cuit à la vapeur ou sur les braises. La feuille parfume la chair et conserve tout le jus.

Avant de mener mes hommes vers Bali, je mangeais ce que mangent les soldats — du poisson enveloppé dans la feuille, posé sur les braises du bivouac. On pile le kunir avec le laos et la noix de kemiri jusqu'à en faire une pâte épaisse comme la boue des rizières. On en frotte le poisson, on referme la feuille, on ficelle avec une fibre de palmier et on attend. Quand la feuille noircit et que le parfum monte, c'est prêt. Un guerrier qui mange bien se bat mieux — et celui-là n'a besoin ni de plat ni de cuillère.
— Gajah Mada
Ingrédients
  • •Poisson d'eau douce (tilapia ou gurami) — un beau poisson (base protéinée)
  • •Curcuma frais — un morceau (couleur et antiseptique naturel)
  • •Galanga frais — un petit morceau (chaleur aromatique)
  • •Citronnelle — une tige (parfum citronné)
  • •Noix de bancoul (kemiri) — quatre à cinq noix (liant et onctuosité)
  • •Échalotes — quelques-unes (base aromatique)
  • •Tamarin (asam) — un peu de pulpe (acidité)
  • •Basilic citronné (kemangi) — une poignée (fraîcheur herbacée)
  • •Feuilles de bananier — deux grandes feuilles (enveloppe de cuisson)
  • •Sel — selon le goût (assaisonnement)
Comment on faisait : La cuisson en feuille de bananier est l'une des techniques les plus anciennes de l'archipel, antérieure à la diffusion des récipients en métal dans les foyers courants. Les reliefs du temple de Borobudur (IXe siècle) montrent déjà des scènes de cuisine et de banquet. Les noix de kemiri (bancoul), natives de l'archipel, servaient de liant dans les pâtes d'épices bien avant l'arrivée des influences chinoises.
Sources : Sri Owen, The Food of Life: Indonesian Cooking, 1993 (techniques de cuisson en feuille de bananier) · Bas-reliefs de Borobudur, galerie I, panneaux de la vie quotidienne (IXe siècle)

Voir aussi