Karkadé rouge, chaud ou glacé
Une infusion de fleurs d'hibiscus séchées, d'un rouge rubis, acidulée et désaltérante, sucrée selon le goût. Servie brûlante l'hiver, glacée l'été — la coupe d'accueil que l'on tend à tout visiteur dans l'Égypte de Nasser.
Une infusion de fleurs d'hibiscus séchées, d'un rouge rubis, acidulée et désaltérante, sucrée selon le goût. Servie brûlante l'hiver, glacée l'été — la coupe d'accueil que l'on tend à tout visiteur dans l'Égypte de Nasser.
Assieds-toi, sois le bienvenu : chez nous, on n'accueille pas un hôte sans lui verser le karkadé. Regarde cette couleur — rouge comme la terre du Sud, rouge comme le sang neuf de notre République. Les fleurs viennent de la Nubie, là où nous avons dressé le grand barrage pour dompter le Nil. Bois-le glacé quand le soleil écrase Le Caire, brûlant quand le soir fraîchit. Une gorgée, et tu es de la famille.
- •Fleurs d'hibiscus séchées (karkadé) — une bonne poignée (base)
- •Eau — de quoi couvrir largement (infusion)
- •Sucre — au goût (douceur)
Karkadé rouge, chaud ou glacé
Une infusion de fleurs d'hibiscus séchées, d'un rouge rubis, acidulée et désaltérante, sucrée selon le goût. Servie brûlante l'hiver, glacée l'été — la coupe d'accueil que l'on tend à tout visiteur dans l'Égypte de Nasser.
Pourquoi ce plat ? Le karkadé d'hibiscus, d'un rouge profond, est la boisson nationale d'Égypte, particulièrement de la Nubie et du Sud d'où venait l'eau du barrage d'Assouan cher à Nasser. On l'offrait aux hôtes de marque ; sa couleur écarlate accompagnait les réceptions de la jeune République.
Assieds-toi, sois le bienvenu : chez nous, on n'accueille pas un hôte sans lui verser le karkadé. Regarde cette couleur — rouge comme la terre du Sud, rouge comme le sang neuf de notre République. Les fleurs viennent de la Nubie, là où nous avons dressé le grand barrage pour dompter le Nil. Bois-le glacé quand le soleil écrase Le Caire, brûlant quand le soir fraîchit. Une gorgée, et tu es de la famille.
Ingrédients (version d’époque)
- Fleurs d'hibiscus séchées (karkadé) — une bonne poignée (base)
- Eau — de quoi couvrir largement (infusion)
- Sucre — au goût (douceur)
Ingrédients
- Fleurs d'hibiscus séchées — 40 g (base)
- Eau — 1 litre (infusion)
- Sucre — 4 à 6 c. à soupe (au goût) (douceur)
- Glaçons et rondelles de citron — pour la version froide (service estival)
Préparation
- Version chaude : verser l'eau bouillante sur les fleurs, infuser 8-10 min, filtrer, sucrer.
- Version glacée : faire tremper les fleurs dans l'eau froide plusieurs heures (couleur plus claire et moins astringente), puis filtrer.
- Sucrer encore tiède pour bien dissoudre, puis réfrigérer.
- Servir sur glace avec une rondelle de citron, dans un verre transparent pour la couleur.
Comment on faisait : Les fleurs étaient infusées dans de grandes jarres de terre laissées au soleil ou au frais de la cave, et la boisson se vendait à la louche dans les cafés et les souks. Le karkadé était réputé, déjà à l'époque, pour 'rafraîchir le sang' et apaiser la chaleur du Sud.
Le twist contemporain : Une infusion à froid 12 h, servie en carafe avec menthe et glace pilée : le mocktail rubis des soirées d'été cairotes.
Sources : Claudia Roden, A Book of Middle Eastern Food · Habeeb Salloum, Arab Cooking on a Saskatchewan Homestead
Gamal Abdel Nasser · Charactorium


