Karjalanpiirakka — petits pâtés de Carélie au riz
Une fine coque de pâte de seigle croustillante, pincée en barque, garnie d'une bouillie de riz onctueuse, badigeonnée de beurre et coiffée de munavoi (beurre aux œufs). Le petit pâté national finlandais.
Une fine coque de pâte de seigle croustillante, pincée en barque, garnie d'une bouillie de riz onctueuse, badigeonnée de beurre et coiffée de munavoi (beurre aux œufs). Le petit pâté national finlandais.
Voici nos piirakat de Carélie — de minces barques de seigle pincées au bord, emplies d'une bouillie de riz, que l'on cuit bien chaud et que l'on garde plusieurs jours. On les passe au four, on les badigeonne d'eau et de beurre fondu pour les amollir, et l'on tartine par-dessus le munavoi, ce beurre mêlé d'œuf dur écrasé. C'est l'humble nourriture de mon pays, celle qui ne paie pas de mine mais nourrit l'esprit autant que le corps. La simplicité, voyez-vous, n'est jamais le contraire de la finesse.
- •Farine de seigle — ce qu'il faut (pâte à coque)
- •Eau et sel — pour la pâte (liant)
- •Riz — un bol (garniture (après son arrivée dans le Nord))
- •Lait — abondamment (bouillie)
- •Beurre — généreusement (badigeon et richesse)
- •Œufs durs — quelques-uns (munavoi)
Karjalanpiirakka — petits pâtés de Carélie au riz
Une fine coque de pâte de seigle croustillante, pincée en barque, garnie d'une bouillie de riz onctueuse, badigeonnée de beurre et coiffée de munavoi (beurre aux œufs). Le petit pâté national finlandais.
Pourquoi ce plat ? Plat emblématique de toute la Finlande au XXe siècle, le karjalanpiirakka est l'en-cas de seigle que l'on prépare en grande quantité et que l'on garde quelques jours — l'aliment de fond commun à tous les milieux finlandais, y compris la table sobre d'un professeur comme von Wright.
Voici nos piirakat de Carélie — de minces barques de seigle pincées au bord, emplies d'une bouillie de riz, que l'on cuit bien chaud et que l'on garde plusieurs jours. On les passe au four, on les badigeonne d'eau et de beurre fondu pour les amollir, et l'on tartine par-dessus le munavoi, ce beurre mêlé d'œuf dur écrasé. C'est l'humble nourriture de mon pays, celle qui ne paie pas de mine mais nourrit l'esprit autant que le corps. La simplicité, voyez-vous, n'est jamais le contraire de la finesse.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de seigle — ce qu'il faut (pâte à coque)
- Eau et sel — pour la pâte (liant)
- Riz — un bol (garniture (après son arrivée dans le Nord))
- Lait — abondamment (bouillie)
- Beurre — généreusement (badigeon et richesse)
- Œufs durs — quelques-uns (munavoi)
Ingrédients
- Farine de seigle — 200 g (pâte à coque)
- Farine de blé — 50 g (souplesse de la pâte)
- Eau — 12 cl (liant)
- Sel — 1 c. à café (assaisonnement)
- Riz rond — 150 g (garniture)
- Lait — 70 cl (bouillie)
- Beurre — 60 g (badigeon + munavoi) (richesse)
- Œufs durs — 2 (munavoi)
Préparation
- Cuire le riz d'abord brièvement dans un peu d'eau, puis longuement dans le lait jusqu'à une bouillie épaisse et crémeuse. Saler, laisser tiédir.
- Pétrir une pâte ferme avec la farine de seigle, le blé, l'eau et le sel. Diviser en petites boules et abaisser en disques très fins.
- Déposer une cuillère de bouillie de riz au centre de chaque disque, puis pincer les bords en relevant en barque, en laissant la garniture apparente.
- Cuire à four très chaud (250 °C) 12 à 15 min jusqu'à ce que les bords soient dorés.
- À la sortie, badigeonner d'un mélange d'eau chaude et de beurre fondu, couvrir d'un linge pour les attendrir.
- Préparer le munavoi en écrasant les œufs durs avec le beurre mou et un peu de sel ; en tartiner les piirakat tièdes.
Comment on faisait : À l'origine carélienne, la garniture était une bouillie d'orge ou de sarrasin ; le riz, importé, s'est imposé au XXe siècle. On cuisait ces pâtés en fournées dans le four à pain et on les conservait plusieurs jours, réchauffés au beurre avant de servir. Ils sont aujourd'hui un symbole national finlandais.
Le twist contemporain : Garnir de munavoi puis d'une lichette d'œufs de corégone et d'un brin d'aneth, en bouchée apéritive nordique chic.
Georg Henrik von Wright · Charactorium