Pièce de résistance de la table paysanne
Truffiat berrichon
QuotidienDocumentée🧂 🍄facile1 h 15
Une épaisse galette de pommes de terre râpées liées à l'œuf et à la crème, parfois close dans une pâte, dorée au four jusqu'à former une croûte craquante sur un cœur fondant. Le plat roboratif des familles du Berry, qui rassasie sans ruiner.
Pièce de résistance de la table paysanne
Une épaisse galette de pommes de terre râpées liées à l'œuf et à la crème, parfois close dans une pâte, dorée au four jusqu'à former une croûte craquante sur un cœur fondant. Le plat roboratif des familles du Berry, qui rassasie sans ruiner.
Ne cherchez point chez moi les sauces savantes de Paris : à Nohant, on aime la terre et ce qu'elle donne sans détour. Ce truffiat-là, mes métayers le font cuire au four du village, dans une pâte que l'on dore au jaune d'œuf, et je vous assure qu'il vaut tous les festins. Le secret, voyez-vous, est de bien presser les pommes de terre râpées entre les mains pour en chasser l'eau, sinon la galette pleure et ne tient pas. On le mange tiède, en devisant, et c'est là tout le bonheur des soirs d'hiver au coin du feu.
Ingrédients
- •Pommes de terre du Berry — un bon plat (base de la galette)
- •Œufs de la basse-cour — quelques-uns (liant)
- •Crème fraîche de ferme — une louche (moelleux)
- •Beurre — une noix (cuisson et goût)
- •Sel, poivre — selon le goût (assaisonnement)
- •Pâte brisée (optionnel) — de quoi foncer le plat (enveloppe en tourte)
Comment on faisait : Dans les fermes berrichonnes du XIXe siècle, le truffiat se cuisait dans le four à pain communal après la fournée, profitant de la chaleur résiduelle. La pomme de terre, longtemps méprisée, s'était imposée comme aliment de base des campagnes du Centre, économique et nourrissant.