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Jambon de Vendée séché à la cheminée
Pourquoi ce plat ? Chaque ferme vendéenne salait son cochon à l'automne et suspendait le jambon à la cheminée pour traverser l'hiver. Frotté d'eau-de-vie et d'épices, c'est la viande de garde du bocage où Clemenceau a grandi. La prévoyance paysanne incarnée.
Un jambon frotté de sel, d'eau-de-vie et d'aromates, longuement séché. On le tranche fin, presque translucide, pour accompagner le pain beurré ou les mogettes. Salé, profond, légèrement musqué par l'affinage.
Le paysan vendéen ne compte pas sur l'État pour passer l'hiver — il compte sur son cochon ! À la Toussaint, on tuait la bête, et le jambon, frotté de gros sel et arrosé d'un trait d'eau-de-vie, allait pendre à la cheminée pour des mois. La fumée et le temps faisaient le reste. Quand on le tranchait au printemps, fin comme du papier, sur une tartine de beurre salé — ah ! voilà la vraie richesse, celle qu'on a gagnée par sa propre prévoyance.
- •Jambon de cochon fermier — une cuisse entière (pièce de base)
- •Gros sel marin — à couvrir (conservation)
- •Eau-de-vie — un verre (antiseptique et parfum)
- •Poivre, thym, laurier, ail — en frotte (aromates)
Jambon de Vendée séché à la cheminée
Un jambon frotté de sel, d'eau-de-vie et d'aromates, longuement séché. On le tranche fin, presque translucide, pour accompagner le pain beurré ou les mogettes. Salé, profond, légèrement musqué par l'affinage.
Pourquoi ce plat ? Chaque ferme vendéenne salait son cochon à l'automne et suspendait le jambon à la cheminée pour traverser l'hiver. Frotté d'eau-de-vie et d'épices, c'est la viande de garde du bocage où Clemenceau a grandi. La prévoyance paysanne incarnée.
Le paysan vendéen ne compte pas sur l'État pour passer l'hiver — il compte sur son cochon ! À la Toussaint, on tuait la bête, et le jambon, frotté de gros sel et arrosé d'un trait d'eau-de-vie, allait pendre à la cheminée pour des mois. La fumée et le temps faisaient le reste. Quand on le tranchait au printemps, fin comme du papier, sur une tartine de beurre salé — ah ! voilà la vraie richesse, celle qu'on a gagnée par sa propre prévoyance.
Ingrédients (version d’époque)
- Jambon de cochon fermier — une cuisse entière (pièce de base)
- Gros sel marin — à couvrir (conservation)
- Eau-de-vie — un verre (antiseptique et parfum)
- Poivre, thym, laurier, ail — en frotte (aromates)
Ingrédients
- Tranches de jambon de Vendée séché (acheté affiné) — 150 g (à déguster)
- Pain de campagne — 4 tranches (support)
- Beurre demi-sel — 40 g (accompagnement signature)
- Poivre du moulin — à convenance (finition)
Préparation
- Version dégustation (l'affinage maison demande plusieurs mois et un savoir-faire de salaisonnier) : se procurer un bon jambon de Vendée séché chez un charcutier.
- Le sortir 20 min avant de servir pour qu'il revienne à température et libère ses arômes.
- Le trancher très finement, presque translucide, à contre-sens des fibres.
- Tartiner le pain de campagne de beurre demi-sel.
- Disposer les tranches de jambon sur le beurre, donner un tour de moulin à poivre. Servir avec un bol de mogettes tièdes pour un vrai repas vendéen.
Comment on faisait : La salaison du cochon était un rite collectif d'automne dans toute la France rurale. En Vendée, le jambon était frotté de sel puis d'eau-de-vie et d'épices avant un séchage de plusieurs mois à la cheminée. C'était la principale réserve de protéines pour l'hiver, gérée avec parcimonie.
Le twist contemporain : Rouler de fines lamelles de jambon autour de bâtonnets de gâche légèrement toastée — l'alliance sucré-salé de la Vendée en bouchée d'apéritif.
Georges Clemenceau · Charactorium





