La carte de Georges Clemenceau
Jambon de Vendée séché à la cheminée
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La réserve de l'hiver — viande de garde

Jambon de Vendée séché à la cheminée

ConservationDocumentée🧂 🫙facile15 min (dégustation)
La réserve de l'hiver — viande de garde

Jambon de Vendée séché à la cheminée

Pourquoi ce plat ? Chaque ferme vendéenne salait son cochon à l'automne et suspendait le jambon à la cheminée pour traverser l'hiver. Frotté d'eau-de-vie et d'épices, c'est la viande de garde du bocage où Clemenceau a grandi. La prévoyance paysanne incarnée.

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La réserve de l'hiver — viande de garde

Un jambon frotté de sel, d'eau-de-vie et d'aromates, longuement séché. On le tranche fin, presque translucide, pour accompagner le pain beurré ou les mogettes. Salé, profond, légèrement musqué par l'affinage.

Le paysan vendéen ne compte pas sur l'État pour passer l'hiver — il compte sur son cochon ! À la Toussaint, on tuait la bête, et le jambon, frotté de gros sel et arrosé d'un trait d'eau-de-vie, allait pendre à la cheminée pour des mois. La fumée et le temps faisaient le reste. Quand on le tranchait au printemps, fin comme du papier, sur une tartine de beurre salé — ah ! voilà la vraie richesse, celle qu'on a gagnée par sa propre prévoyance.
— Georges Clemenceau
Ingrédients
  • •Jambon de cochon fermier — une cuisse entière (pièce de base)
  • •Gros sel marin — à couvrir (conservation)
  • •Eau-de-vie — un verre (antiseptique et parfum)
  • •Poivre, thym, laurier, ail — en frotte (aromates)
Comment on faisait : La salaison du cochon était un rite collectif d'automne dans toute la France rurale. En Vendée, le jambon était frotté de sel puis d'eau-de-vie et d'épices avant un séchage de plusieurs mois à la cheminée. C'était la principale réserve de protéines pour l'hiver, gérée avec parcimonie.

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