Ärtsoppa — soupe de pois jaunes du jeudi
Une soupe épaisse de pois jaunes secs mijotée avec un morceau de porc salé, parfumée de marjolaine et de thym, traditionnellement suivie de crêpes en dessert. Le plat du jeudi par excellence.
Une soupe épaisse de pois jaunes secs mijotée avec un morceau de porc salé, parfumée de marjolaine et de thym, traditionnellement suivie de crêpes en dessert. Le plat du jeudi par excellence.
Permettez que je vous serve une assiette de cette soupe — c'est jeudi, et un jeudi sans ärtsoppa n'est pas un jeudi convenable, croyez-en un homme d'ordre. Chez nous à Djursholm, on la fait mijoter dès le matin, avec un beau morceau de lard salé, et l'on n'oublie jamais d'écumer les premières peaux qui montent, sans quoi la soupe trouble. Une pointe de moutarde au moment de servir, et le travail de l'esprit s'en trouve singulièrement soutenu. Vous verrez : après cela, on démontre ses théorèmes le ventre content et la pensée claire.
- •Pois jaunes secs — deux bonnes mesures (base de la soupe)
- •Lard ou jambonneau salé — un morceau (graisse et umami)
- •Oignon — un, piqué (aromate)
- •Marjolaine et thym — selon le goût (parfum)
- •Moutarde forte — au service (relevé)
Ärtsoppa — soupe de pois jaunes du jeudi
Une soupe épaisse de pois jaunes secs mijotée avec un morceau de porc salé, parfumée de marjolaine et de thym, traditionnellement suivie de crêpes en dessert. Le plat du jeudi par excellence.
Pourquoi ce plat ? La soupe de pois jaunes du jeudi est une institution suédoise immuable, servie aussi bien dans les foyers bourgeois que populaires. Dans la maisonnée de Mittag-Leffler à Djursholm, ce plat roboratif et économique rythmait la semaine et réchauffait les longs après-midi d'hiver passés sur les démonstrations.
Permettez que je vous serve une assiette de cette soupe — c'est jeudi, et un jeudi sans ärtsoppa n'est pas un jeudi convenable, croyez-en un homme d'ordre. Chez nous à Djursholm, on la fait mijoter dès le matin, avec un beau morceau de lard salé, et l'on n'oublie jamais d'écumer les premières peaux qui montent, sans quoi la soupe trouble. Une pointe de moutarde au moment de servir, et le travail de l'esprit s'en trouve singulièrement soutenu. Vous verrez : après cela, on démontre ses théorèmes le ventre content et la pensée claire.
Ingrédients (version d’époque)
- Pois jaunes secs — deux bonnes mesures (base de la soupe)
- Lard ou jambonneau salé — un morceau (graisse et umami)
- Oignon — un, piqué (aromate)
- Marjolaine et thym — selon le goût (parfum)
- Moutarde forte — au service (relevé)
Ingrédients
- Pois jaunes secs (cassés) — 400 g (base de la soupe)
- Jarret de porc fumé ou lard salé — 300 g (graisse et umami)
- Oignon — 1 gros (aromate)
- Marjolaine séchée — 1 c. à café (parfum)
- Thym — 1 c. à café (parfum)
- Eau — 1,5 L (liquide)
- Moutarde de Dijon forte — au service (relevé)
Préparation
- Faire tremper les pois jaunes une nuit dans l'eau froide, puis égoutter.
- Mettre les pois dans une grande marmite avec 1,5 L d'eau froide, porter à frémissement et écumer soigneusement la mousse qui remonte.
- Ajouter le jarret ou le lard, l'oignon entier piqué, la marjolaine et le thym.
- Laisser mijoter à couvert 1 h 30 à 2 h, jusqu'à ce que les pois soient fondants et la soupe épaisse.
- Retirer la viande, la détailler en morceaux et la remettre dans la soupe. Saler avec prudence (le porc est déjà salé).
- Servir très chaud, chacun ajoutant une pointe de moutarde forte selon son goût.
Comment on faisait : Le jeudi soupe-de-pois-puis-crêpes est une tradition suédoise documentée depuis des siècles, parfois rattachée au jeûne du vendredi catholique d'avant la Réforme : on se rassasiait la veille. Au XIXe siècle, c'est un repas hebdomadaire dans toutes les classes, y compris à l'armée et dans les pensionnats.
Le twist contemporain : Servez-la dans un bol profond avec un trait de crème fraîche et quelques brins de marjolaine fraîche, et terminez le repas par de fines crêpes à la confiture de myrtilles, comme le veut la coutume du jeudi.
Gösta Mittag-Leffler · Charactorium



