Xima de maïs, le socle de chaque jour
Bouillie épaisse de farine de maïs blanc, lisse et ferme, que l'on détache du fond de la marmite et que l'on façonne en boule pour saisir les sauces. Ni sucrée ni assaisonnée, elle est le support neutre et nourrissant de tout le repas.
Bouillie épaisse de farine de maïs blanc, lisse et ferme, que l'on détache du fond de la marmite et que l'on façonne en boule pour saisir les sauces. Ni sucrée ni assaisonnée, elle est le support neutre et nourrissant de tout le repas.
Chez nous, à Incadine, on ne demandait pas « qu'est-ce qu'on mange ? » mais « est-ce qu'il y a de la xima ? ». Je remue la farine dans l'eau bouillante d'une seule main, vigoureusement, jusqu'à ce que la pâte se décolle de la marmite et te résiste un peu — c'est là qu'elle est bonne. Tu prends un morceau du bout des doigts, tu creuses, tu plonges dans la sauce : voilà comment on a appris à manger ensemble, sans rien gaspiller. Je peux dîner dans les plus grandes capitales du monde, mais c'est ce goût-là qui me dit que je suis à la maison.
- •Farine de maïs blanc (ou de sorgho selon l'année) — deux poignées par personne (amidon de base)
- •Eau de source — à volonté (cuisson)
- •Sel — une pincée (assaisonnement léger)
Xima de maïs, le socle de chaque jour
Bouillie épaisse de farine de maïs blanc, lisse et ferme, que l'on détache du fond de la marmite et que l'on façonne en boule pour saisir les sauces. Ni sucrée ni assaisonnée, elle est le support neutre et nourrissant de tout le repas.
Pourquoi ce plat ? Née à Incadine, dans la province de Gaza, Graça Machel a grandi dans le monde rural mozambicain où la xima est le cœur de chaque repas. Elle-même rappelle volontiers son attachement aux saveurs de l'Afrique australe : cette bouillie de maïs est le premier goût de l'enfance, celui que l'on retrouve où qu'on aille dans le monde.
Chez nous, à Incadine, on ne demandait pas « qu'est-ce qu'on mange ? » mais « est-ce qu'il y a de la xima ? ». Je remue la farine dans l'eau bouillante d'une seule main, vigoureusement, jusqu'à ce que la pâte se décolle de la marmite et te résiste un peu — c'est là qu'elle est bonne. Tu prends un morceau du bout des doigts, tu creuses, tu plonges dans la sauce : voilà comment on a appris à manger ensemble, sans rien gaspiller. Je peux dîner dans les plus grandes capitales du monde, mais c'est ce goût-là qui me dit que je suis à la maison.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de maïs blanc (ou de sorgho selon l'année) — deux poignées par personne (amidon de base)
- Eau de source — à volonté (cuisson)
- Sel — une pincée (assaisonnement léger)
Ingrédients
- Farine de maïs blanche fine (type mealie meal / fubá) — 250 g (amidon de base)
- Eau — 1 litre (cuisson)
- Sel — 1 pincée (assaisonnement léger)
Préparation
- Porter 750 ml d'eau salée à ébullition dans une casserole à fond épais.
- Délayer la farine dans les 250 ml d'eau froide restante pour éviter les grumeaux.
- Verser ce mélange dans l'eau bouillante en remuant énergiquement à la cuillère en bois.
- Baisser le feu, ajouter de la farine peu à peu en remuant sans cesse jusqu'à obtenir une pâte épaisse qui se décolle des parois.
- Couvrir et laisser cuire 5 à 10 min à feu doux, remuer une dernière fois, puis renverser en dôme dans un plat.
Comment on faisait : Avant la diffusion du maïs (arrivé d'Amérique après 1492 et adopté massivement en Afrique australe aux siècles suivants), la même bouillie se faisait à partir de sorgho et de millet, céréales africaines anciennes. Au XXe siècle, le maïs blanc s'est imposé comme l'amidon dominant du Mozambique rural.
Le twist contemporain : Façonner de petites boules régulières à la cuillère mouillée pour un dressage net, et les disposer en couronne autour d'un bol de sauce à partager.
Graça Machel · Charactorium