retournerBrouet de poules au pain et aux épices douces
Brouet de poules au pain et aux épices douces
Pourquoi ce plat ? La volaille rôtie ou mijotée était l'ordinaire d'une table aussi fournie que celle de Guillaume. Ce brouet épais lié au pain est le type même du plat normand de tous les jours, nourrissant un duc bâtisseur et ses hommes.
Un ragoût onctueux de poule mijotée, lié non pas à la farine mais à de la mie de pain trempée, parfumé de safran et de gingembre — la cuisine de tous les jours des grandes maisons normandes.
Pour les jours sans festin, ma cuisine faisait le brouet. On mettait la poule au chaudron jusqu'à ce que la chair se détache, puis on liait le bouillon de mie de pain passée, comme savaient le faire mes gens. Une once de safran pour la couleur d'or, du gingembre pour la chaleur, et voilà de quoi tenir un homme du matin jusqu'aux vêpres. Trempes-y ton pain, c'est ainsi qu'on mange chez moi.
- •Poule — une (viande mijotée)
- •Mie de pain rassis — plusieurs poignées (liant)
- •Safran — quelques filaments (couleur et parfum)
- •Gingembre en poudre — une pincée (épice)
- •Oignons — deux (aromate)
- •Verjus — un trait (acidité)
- •Sel — à goût (assaisonnement)
Brouet de poules au pain et aux épices douces
Un ragoût onctueux de poule mijotée, lié non pas à la farine mais à de la mie de pain trempée, parfumé de safran et de gingembre — la cuisine de tous les jours des grandes maisons normandes.
Pourquoi ce plat ? La volaille rôtie ou mijotée était l'ordinaire d'une table aussi fournie que celle de Guillaume. Ce brouet épais lié au pain est le type même du plat normand de tous les jours, nourrissant un duc bâtisseur et ses hommes.
Pour les jours sans festin, ma cuisine faisait le brouet. On mettait la poule au chaudron jusqu'à ce que la chair se détache, puis on liait le bouillon de mie de pain passée, comme savaient le faire mes gens. Une once de safran pour la couleur d'or, du gingembre pour la chaleur, et voilà de quoi tenir un homme du matin jusqu'aux vêpres. Trempes-y ton pain, c'est ainsi qu'on mange chez moi.
Ingrédients (version d’époque)
- Poule — une (viande mijotée)
- Mie de pain rassis — plusieurs poignées (liant)
- Safran — quelques filaments (couleur et parfum)
- Gingembre en poudre — une pincée (épice)
- Oignons — deux (aromate)
- Verjus — un trait (acidité)
- Sel — à goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Cuisses et hauts de cuisse de poule (ou poulet fermier) — 1 kg (viande)
- Mie de pain de campagne rassis — 100 g (liant)
- Safran — 1 dose (0,1 g) (couleur et parfum)
- Gingembre moulu — 1 c. à café (épice)
- Oignons — 2 moyens (aromate)
- Verjus ou jus de raisin + vinaigre — 2 c. à soupe (acidité)
- Sel — à goût (assaisonnement)
Préparation
- Faire revenir les oignons émincés, ajouter les morceaux de poule et couvrir d'eau.
- Mijoter 50 min à petit feu avec le safran, jusqu'à ce que la chair soit tendre.
- Tremper la mie de pain dans une louche de bouillon, l'écraser et la reverser pour lier la sauce.
- Ajouter le gingembre et le verjus, rectifier le sel, laisser épaissir 5 min.
- Servir bien chaud, nappé sur du pain ou avec une cuillère.
Comment on faisait : Lier une sauce avec de la mie de pain (et non de la farine ou de la crème) est l'une des grandes signatures de la cuisine médiévale. Le safran, importé à grands frais, colorait les plats d'un or qui affichait la richesse de la maison.
Le twist contemporain : Appelez-le « brouet doré du Duc » et servez-le dans un bol creux, parsemé d'amandes effilées grillées pour le croquant.
Guillaume le Conquérant · Charactorium





