La carte de Guillaume le Conquérant
L'issue de table (le doux servi en fin de festin)

Doucet aux œufs, miel et pommes

FestifÉvocation🍯facile1 h

Une crème prise aux œufs et au miel, dorée au four, parfumée de pommes fondantes et d'un soupçon de cannelle — la douceur normande qui clôt le festin, à l'âge où le sucre n'existait pas encore.

L'issue de table (le doux servi en fin de festin)

Une crème prise aux œufs et au miel, dorée au four, parfumée de pommes fondantes et d'un soupçon de cannelle — la douceur normande qui clôt le festin, à l'âge où le sucre n'existait pas encore.

Tout festin doit finir sur le doux, même celui d'un homme de guerre. Mes vergers de Normandie donnaient les pommes, mes ruches le miel — car de sucre, nous n'en avions point. On battait les œufs avec le miel et le lait, on y jetait les pommes, et le tout prenait au four jusqu'à dorer. C'est tendre comme un matin de printemps ; goûtes-y, et oublie un moment les batailles.
Guillaume le Conquérant
Ingrédients
  • Œufsplusieurs (liant de la crème)
  • Mielà volonté (édulcorant d'époque)
  • Laitun pichet (base crémeuse)
  • Pommesdeux ou trois (fruit du verger)
  • Cannelleune pincée (épice douce)
Comment on faisait : Au XIe siècle, le sucre de canne était une épice de luxe quasi inconnue dans le Nord : on sucrait au miel. Les « doucets » et autres crèmes aux œufs sont des ancêtres médiévaux du flan, souvent enrichis de fruits locaux et d'épices coûteuses pour les tables nobles.