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Sauerkraut au lard salé (chou fermenté)
Pourquoi ce plat ? Le chou et le navet, dit l'ancrage, sont les légumes de saison de Gutenberg, et la viande salée ou fumée sa façon de tenir l'hiver. Le chou fermenté en saumure était LA réserve qui permettait à un foyer rhénan de traverser la mauvaise saison sans famine de légumes.
Du chou finement coupé fermenté dans sa propre saumure pendant des semaines, puis cuit longuement avec un morceau de viande salée, des baies de genièvre et un peu de vin. Le goût acidulé et profond de la provision d'hiver.
L'hiver est long et dur sous notre ciel, voyez-vous, et qui n'a point fait ses provisions à l'automne tremble jusqu'au printemps. Aussi tranchait-on le chou menu pour le tasser au sel dans de grands pots de grès ; au bout de quelques semaines il prend cette aigreur franche qui réveille le palais. On le cuisait alors longuement avec un quartier de viande salée et quelques baies de genièvre. Voilà une nourriture qui ne coûte presque rien et qui chasse le froid des os.
- •Chou blanc — plusieurs têtes (légume à fermenter)
- •Sel — généreusement (agent de fermentation)
- •Baies de genièvre — une pincée (aromate)
- •Viande salée ou lard de porc — un beau morceau (viande de saumure)
- •Vin blanc du Rhin — un peu (mouillement de cuisson)
Sauerkraut au lard salé (chou fermenté)
Du chou finement coupé fermenté dans sa propre saumure pendant des semaines, puis cuit longuement avec un morceau de viande salée, des baies de genièvre et un peu de vin. Le goût acidulé et profond de la provision d'hiver.
Pourquoi ce plat ? Le chou et le navet, dit l'ancrage, sont les légumes de saison de Gutenberg, et la viande salée ou fumée sa façon de tenir l'hiver. Le chou fermenté en saumure était LA réserve qui permettait à un foyer rhénan de traverser la mauvaise saison sans famine de légumes.
L'hiver est long et dur sous notre ciel, voyez-vous, et qui n'a point fait ses provisions à l'automne tremble jusqu'au printemps. Aussi tranchait-on le chou menu pour le tasser au sel dans de grands pots de grès ; au bout de quelques semaines il prend cette aigreur franche qui réveille le palais. On le cuisait alors longuement avec un quartier de viande salée et quelques baies de genièvre. Voilà une nourriture qui ne coûte presque rien et qui chasse le froid des os.
Ingrédients (version d’époque)
- Chou blanc — plusieurs têtes (légume à fermenter)
- Sel — généreusement (agent de fermentation)
- Baies de genièvre — une pincée (aromate)
- Viande salée ou lard de porc — un beau morceau (viande de saumure)
- Vin blanc du Rhin — un peu (mouillement de cuisson)
Ingrédients
- Choucroute crue (chou déjà fermenté) — 1 kg (base acidulée)
- Lard salé ou poitrine fumée — 400 g (viande)
- Oignon — 1 (aromate)
- Baies de genièvre — 8 (aromate)
- Vin blanc sec (riesling) — 20 cl (mouillement)
- Saindoux ou beurre — 1 c. à soupe (matière grasse)
Préparation
- Rincer brièvement la choucroute crue et bien l'égoutter (la rincer plus ou moins selon l'acidité souhaitée).
- Faire fondre le saindoux dans une cocotte, y blondir l'oignon émincé.
- Ajouter la choucroute, les baies de genièvre, poser le lard dessus et verser le vin.
- Couvrir et laisser mijoter à feu très doux 1 h 30 à 2 h, en surveillant que cela ne sèche pas (rajouter un peu d'eau ou de vin si besoin).
- Servir bien chaud avec du pain de seigle.
Comment on faisait : La lactofermentation du chou dans la saumure est une technique de conservation très ancienne en Europe centrale, attestée bien avant Gutenberg. Sans réfrigération, elle fournissait des légumes acidulés — et de la vitamine C, qu'on ignorait alors — durant tout l'hiver. On gardait le chou dans de grandes jarres de grès lestées d'une pierre, dans la cave fraîche.
Le twist contemporain : Une version express : choucroute crue de qualité, lard fumé d'épicerie et un trait de riesling — la provision d'hiver médiévale en un peu moins de deux heures.
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