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Würzwein du Rhin (vin chaud épicé au miel)
Pourquoi ce plat ? Le vin du Rhin accompagne tous les repas de Gutenberg, dit l'ancrage. Réchauffé et chargé des épices achetées à la foire de Francfort, il devenait la boisson des veillées d'hiver et le réconfort de l'imprimeur penché sur ses formes de plomb à la lueur de la chandelle.
Du vin du Rhin chauffé doucement, adouci au miel et infusé de cannelle, gingembre et clou de girofle. L'ancêtre médiéval du vin chaud, hérité de l'hypocras des banquets.
Quand la nuit tombe et que les doigts s'engourdissent sur les caractères, rien ne vaut un gobelet de vin réchauffé. Je prenais de notre bon vin des coteaux, le faisais tiédir sans jamais le laisser bouillir — Dieu garde qu'on en gâte l'esprit ! —, j'y fondais un peu de miel et ces épices précieuses rapportées de la foire : cannelle, gingembre, un clou de girofle. Le parfum à lui seul réchauffe la maisonnée. Buvez-en un doigt, l'ami, et l'ouvrage paraît moins rude.
- •Vin rouge ou blanc du Rhin — une pinte (base)
- •Miel — deux cuillerées (douceur)
- •Cannelle — un bâton (épice)
- •Gingembre sec — un éclat (épice)
- •Clou de girofle — deux ou trois (épice)
Würzwein du Rhin (vin chaud épicé au miel)
Du vin du Rhin chauffé doucement, adouci au miel et infusé de cannelle, gingembre et clou de girofle. L'ancêtre médiéval du vin chaud, hérité de l'hypocras des banquets.
Pourquoi ce plat ? Le vin du Rhin accompagne tous les repas de Gutenberg, dit l'ancrage. Réchauffé et chargé des épices achetées à la foire de Francfort, il devenait la boisson des veillées d'hiver et le réconfort de l'imprimeur penché sur ses formes de plomb à la lueur de la chandelle.
Quand la nuit tombe et que les doigts s'engourdissent sur les caractères, rien ne vaut un gobelet de vin réchauffé. Je prenais de notre bon vin des coteaux, le faisais tiédir sans jamais le laisser bouillir — Dieu garde qu'on en gâte l'esprit ! —, j'y fondais un peu de miel et ces épices précieuses rapportées de la foire : cannelle, gingembre, un clou de girofle. Le parfum à lui seul réchauffe la maisonnée. Buvez-en un doigt, l'ami, et l'ouvrage paraît moins rude.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge ou blanc du Rhin — une pinte (base)
- Miel — deux cuillerées (douceur)
- Cannelle — un bâton (épice)
- Gingembre sec — un éclat (épice)
- Clou de girofle — deux ou trois (épice)
Ingrédients
- Vin rouge fruité (ou blanc moelleux du Rhin) — 75 cl (base)
- Miel — 3 c. à soupe (douceur)
- Bâton de cannelle — 1 (épice)
- Gingembre frais — 3 fines tranches (épice)
- Clous de girofle — 3 (épice)
- Zeste d'orange amère ou de citron (optionnel) — 1 lanière (parfum)
Préparation
- Verser le vin dans une casserole avec le miel et toutes les épices.
- Chauffer très doucement sans jamais atteindre l'ébullition (l'alcool et les arômes se perdraient).
- Laisser infuser à frémissement 15 à 20 minutes.
- Filtrer et servir chaud dans des gobelets, idéalement de grès ou d'étain.
Comment on faisait : Le vin épicé chaud descend de l'hypocras médiéval, vin sucré au miel et épicé que l'on servait dans les banquets de la fin du Moyen Âge. Les épices — cannelle, gingembre, girofle, poivre long — venaient d'Orient via Venise et les grandes foires comme celle de Francfort. On les considérait aussi comme bonnes pour la digestion et la chaleur du corps.
Le twist contemporain : Servi dans une chope de grès avec un bâton de cannelle en touillette, c'est le Glühwein des marchés de Noël… cinq siècles avant la lettre.
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