Ipocrasso — vin du Latium aux épices
Un vin rouge du pays infusé de cannelle, gingembre, clous de girofle et graines de paradis, adouci de miel ou de sucre, puis filtré jusqu'à devenir limpide et parfumé. On le sert en fin de repas, à petites coupes.
Un vin rouge du pays infusé de cannelle, gingembre, clous de girofle et graines de paradis, adouci de miel ou de sucre, puis filtré jusqu'à devenir limpide et parfumé. On le sert en fin de repas, à petites coupes.
Quand les flambeaux baissaient et que l'on retirait les rôtis, on apportait l'ipocrasso, et croyez bien que je ne le boudais point. On prend un bon vin des coteaux du Latium, on y noie cannelle, gingembre et girofle pilés, du miel à suffisance, puis on le passe et repasse au sac de toile jusqu'à ce qu'il soit clair comme un vernis. Une coupe de ce nectar chaud, et la conversation va son train, légère et dorée — c'est ainsi qu'à Rome on scellait l'estomac et l'amitié.
- •Vin rouge du Latium — une bonne mesure (base)
- •Miel ou sucre — à discrétion (douceur)
- •Cannelle — un bâton (épice maîtresse)
- •Gingembre — un morceau (chaleur)
- •Clous de girofle — quelques-uns (épice)
- •Graines de paradis (maniguette) — une pincée (épice piquante d'époque)
Ipocrasso — vin du Latium aux épices
Un vin rouge du pays infusé de cannelle, gingembre, clous de girofle et graines de paradis, adouci de miel ou de sucre, puis filtré jusqu'à devenir limpide et parfumé. On le sert en fin de repas, à petites coupes.
Pourquoi ce plat ? Rome et le Latium donnaient à Raphaël les vins de sa table de maître établi. L'ipocrasso — vin chaudement épicé et sucré — clôturait les banquets de ses mécènes et accompagnait les confitures du dernier service. Boisson de fête et de réconfort, on la disait aussi bonne pour 'réchauffer l'estomac'.
Quand les flambeaux baissaient et que l'on retirait les rôtis, on apportait l'ipocrasso, et croyez bien que je ne le boudais point. On prend un bon vin des coteaux du Latium, on y noie cannelle, gingembre et girofle pilés, du miel à suffisance, puis on le passe et repasse au sac de toile jusqu'à ce qu'il soit clair comme un vernis. Une coupe de ce nectar chaud, et la conversation va son train, légère et dorée — c'est ainsi qu'à Rome on scellait l'estomac et l'amitié.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge du Latium — une bonne mesure (base)
- Miel ou sucre — à discrétion (douceur)
- Cannelle — un bâton (épice maîtresse)
- Gingembre — un morceau (chaleur)
- Clous de girofle — quelques-uns (épice)
- Graines de paradis (maniguette) — une pincée (épice piquante d'époque)
Ingrédients
- Vin rouge corsé (un Lazio ou un rouge méditerranéen) — 75 cl (base)
- Miel — 80 g (ou 80 g de sucre) (douceur)
- Cannelle — 1 bâton (épice maîtresse)
- Gingembre frais — 4-5 rondelles (chaleur)
- Clous de girofle — 4 (épice)
- Graines de paradis (à défaut, poivre long) — une pincée (piquant doux)
Préparation
- Chauffer doucement le vin avec le miel sans le faire bouillir.
- Ajouter cannelle, gingembre, girofle et graines de paradis ; laisser infuser 20-30 min à feu très doux.
- Filtrer plusieurs fois à travers un linge fin jusqu'à obtenir un liquide limpide.
- Servir tiède en petites coupes (version sans alcool : remplacer le vin par du jus de raisin rouge chauffé).
Comment on faisait : L'ypocras (ipocrasso) était bu dans toute l'Europe de la fin du Moyen Âge à la Renaissance. On le filtrait dans une 'manche d'Hippocrate', d'où son nom. Les graines de paradis et le poivre long étaient des épices courantes alors, aujourd'hui plus rares.
Le twist contemporain : Servi glacé en été dans de petits verres givrés, sous le nom de 'coupe Farnesina' : la fraîcheur révèle autrement la cannelle et le gingembre.
Sources : Bartolomeo Platina, De honesta voluptate, 1474 · Le Ménagier de Paris, v. 1393 (recette d'ypocras, diffusion européenne)
Raphaël · Charactorium