La carte de Hannah Arendt
Königsberger Klopse (boulettes de Königsberg, sauce aux câpres)
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Mittagessen — le plat unique chaud du repas de midi

Königsberger Klopse (boulettes de Königsberg, sauce aux câpres)

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Mittagessen — le plat unique chaud du repas de midi

Königsberger Klopse (boulettes de Königsberg, sauce aux câpres)

Pourquoi ce plat ? Hannah Arendt est née à Königsberg, en Prusse-Orientale, et y a passé son enfance. Les Klopse sont LE plat emblématique de cette ville — au point de porter son nom. C'est le goût de ses premières années, celui d'une table allemande qu'elle a reconstituée jusque dans son appartement new-yorkais pour ses amis émigrés.

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Mittagessen — le plat unique chaud du repas de midi

De fines boulettes de veau pochées, nappées d'une sauce blanche veloutée relevée de câpres et d'un trait de citron. Doux et piquant à la fois — la rondeur de la viande contre l'acidité vive des câpres.

Voyez-vous, on ne quitte jamais tout à fait la ville où l'on a appris à marcher et à penser. À Königsberg, ma mère pochait ces boulettes dans un bouillon clair, et toute la cuisine sentait la câpre et le citron — une odeur que j'ai cherchée à retrouver dans chaque appartement de mon exil. Le secret, je vous l'assure, n'est pas dans la viande mais dans la sauce : on lie au jaune d'œuf hors du feu, sinon tout tourne, et l'on n'est pas avare de câpres. Quand mes amis venaient le soir discuter jusqu'à l'aube, je servais ces Klopse : on pense mieux, croyez-moi, le ventre tenu par quelque chose de la maison perdue.
Hannah Arendt
Ingrédients
  • Veau haché (ou moitié veau, moitié porc)une bonne livre (base des boulettes)
  • Petit pain rassis trempé dans le laitun (liant moelleux)
  • Oignonun (aromate)
  • Œufs2 (liant des boulettes et de la sauce)
  • Câpres au selune généreuse poignée (signature acidulée)
  • Beurre et farineà parts égales (roux de la sauce)
  • Citronun demi (pointe d'acidité)
  • Anchois ou filet de harengun (umami discret (traditionnel à Königsberg))
Comment on faisait : À Königsberg, on liait toujours la sauce au jaune d'œuf et le poisson salé (hareng ou anchois) y était traditionnel, vestige d'une ville portuaire de la Baltique. On servait avec des pommes de terre bouillies, parfois de la betterave. Le plat se mangeait le midi, repas principal de la journée allemande.
Sources : Cuisine traditionnelle de Prusse-Orientale (Ostpreußische Küche), corpus régional allemand · Hannah Arendt / Heinrich Blücher, correspondance et témoignages sur son hospitalité

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