Galette d'orge deux fois cuite du bord
Une galette d'orge plate, cuite une première fois puis longuement séchée au four, qui devient un biscuit de mer presque inaltérable. On la trempe dans l'eau, l'huile ou le bouillon avant de la croquer.
Une galette d'orge plate, cuite une première fois puis longuement séchée au four, qui devient un biscuit de mer presque inaltérable. On la trempe dans l'eau, l'huile ou le bouillon avant de la croquer.
Écoute-moi, toi qui n'as jamais perdu de vue le rivage. Quand mes navires franchirent les Colonnes de Melqart, nul marché ne nous attendait sur les flots : il fallait emporter notre pain pour des lunes. Mes hommes cuisaient l'orge en galettes, puis les remettaient au four jusqu'à ce qu'elles sonnent comme la pierre — Baal Hammon m'est témoin qu'ainsi elles ne pourrissaient point. Un peu d'eau de l'escale, un filet d'huile, et le rameur retrouvait ses forces.
- •Farine d'orge — le plein d'un bol (céréale de base, peu chère et rustique)
- •Eau — ce qu'il faut pour lier (hydratation de la pâte)
- •Sel marin — une pincée (goût et conservation)
- •Huile d'olive — un filet (souplesse à la première cuisson)
Galette d'orge deux fois cuite du bord
Une galette d'orge plate, cuite une première fois puis longuement séchée au four, qui devient un biscuit de mer presque inaltérable. On la trempe dans l'eau, l'huile ou le bouillon avant de la croquer.
Pourquoi ce plat ? Pour nourrir soixante pentécontères le long des côtes d'Afrique, il fallait un pain qui défie les mois en mer et l'humidité salée. La galette d'orge recuite, sèche et dure, se gardait au sec dans les amphores et se ramollissait d'un trait d'eau douce aux escales.
Écoute-moi, toi qui n'as jamais perdu de vue le rivage. Quand mes navires franchirent les Colonnes de Melqart, nul marché ne nous attendait sur les flots : il fallait emporter notre pain pour des lunes. Mes hommes cuisaient l'orge en galettes, puis les remettaient au four jusqu'à ce qu'elles sonnent comme la pierre — Baal Hammon m'est témoin qu'ainsi elles ne pourrissaient point. Un peu d'eau de l'escale, un filet d'huile, et le rameur retrouvait ses forces.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'orge — le plein d'un bol (céréale de base, peu chère et rustique)
- Eau — ce qu'il faut pour lier (hydratation de la pâte)
- Sel marin — une pincée (goût et conservation)
- Huile d'olive — un filet (souplesse à la première cuisson)
Ingrédients
- Farine d'orge — 250 g (céréale de base)
- Eau tiède — 120 à 140 ml (hydratation)
- Sel — 1 c. à café (assaisonnement)
- Huile d'olive — 2 c. à soupe (liant et souplesse)
Préparation
- Mélanger farine d'orge, sel et huile, puis verser l'eau peu à peu jusqu'à former une pâte ferme et non collante.
- Pétrir 5 minutes, laisser reposer 20 minutes sous un linge.
- Abaisser en galettes fines de 1 cm, les piquer à la fourchette.
- Première cuisson : 15 minutes à 220 °C jusqu'à ce qu'elles soient prises et dorées.
- Seconde cuisson : baisser le four à 120 °C et sécher les galettes 40 à 50 minutes jusqu'à ce qu'elles soient dures et sèches.
- Laisser refroidir complètement ; conserver au sec. Avant de manger, tremper dans l'eau, le bouillon ou l'huile.
Comment on faisait : Le pain deux fois cuit (l'ancêtre du biscuit de mer) était la ration des marins de l'Antiquité méditerranéenne. L'orge, moins noble que le blé, dominait l'alimentation populaire et embarquée car elle était abondante et bon marché. La double cuisson chassait l'humidité, ennemie numéro un des réserves en cale.
Le twist contemporain : Servies en apéritif comme des crackers rustiques, frottées d'ail et arrosées d'huile d'olive nouvelle : un « biscuit de navigateur » à tremper dans une tapenade.
Hannon le Navigateur · Charactorium

