Hyldeblomstsaft — sirop de fleurs de sureau
Un sirop limpide tiré des ombelles de fleurs de sureau infusées avec du citron et du sucre, que l'on allonge d'eau fraîche. Parfum floral et muscaté, acidité vive : la boisson de l'été danois, et le goût même d'un conte d'Andersen.
Un sirop limpide tiré des ombelles de fleurs de sureau infusées avec du citron et du sucre, que l'on allonge d'eau fraîche. Parfum floral et muscaté, acidité vive : la boisson de l'été danois, et le goût même d'un conte d'Andersen.
Vous connaissez peut-être ma Mère Sureau, cette vieille dame qui sort de la théière et conte des histoires sous l'arbre en fleurs ? Eh bien, le sureau n'est pas seulement un personnage de mon imagination : ses ombelles blanches embaument les jardins du Danemark, et l'on en tire une eau dorée, douce et acidulée. On laissait infuser les fleurs avec le citron et le sucre, puis on coupait d'eau fraîche pour les chaudes journées. Buvez-en une gorgée, et écoutez bien : peut-être la Mère Sureau vous racontera-t-elle, à vous aussi, un conte.
- •Ombelles de fleurs de sureau fraîches — une bonne brassée (parfum)
- •Citrons — quelques-uns en tranches (acidité)
- •Sucre — à parts généreuses (conservation et douceur)
- •Eau de source — ce qu'il faut (infusion)
Hyldeblomstsaft — sirop de fleurs de sureau
Un sirop limpide tiré des ombelles de fleurs de sureau infusées avec du citron et du sucre, que l'on allonge d'eau fraîche. Parfum floral et muscaté, acidité vive : la boisson de l'été danois, et le goût même d'un conte d'Andersen.
Pourquoi ce plat ? Andersen a donné au sureau une âme dans son conte « La Mère Sureau » (Hyldemoer) : l'arbre dont les fleurs parfument cette boisson est, sous sa plume, une vieille femme qui raconte des histoires. Boire ce sirop, c'est boire son conte.
Vous connaissez peut-être ma Mère Sureau, cette vieille dame qui sort de la théière et conte des histoires sous l'arbre en fleurs ? Eh bien, le sureau n'est pas seulement un personnage de mon imagination : ses ombelles blanches embaument les jardins du Danemark, et l'on en tire une eau dorée, douce et acidulée. On laissait infuser les fleurs avec le citron et le sucre, puis on coupait d'eau fraîche pour les chaudes journées. Buvez-en une gorgée, et écoutez bien : peut-être la Mère Sureau vous racontera-t-elle, à vous aussi, un conte.
Ingrédients (version d’époque)
- Ombelles de fleurs de sureau fraîches — une bonne brassée (parfum)
- Citrons — quelques-uns en tranches (acidité)
- Sucre — à parts généreuses (conservation et douceur)
- Eau de source — ce qu'il faut (infusion)
Ingrédients
- Ombelles de fleurs de sureau — 25 à 30 fleurs (parfum)
- Citrons bio — 3, en tranches (acidité)
- Sucre — 1,2 kg (sirop et conservation)
- Eau — 1,5 L (infusion)
- Acide citrique (optionnel) — 30 g (vivacité et conservation)
Préparation
- Secouer délicatement les ombelles pour ôter les insectes (ne pas les laver pour garder le pollen parfumé).
- Porter l'eau et le sucre à ébullition jusqu'à dissolution, puis laisser tiédir.
- Déposer les fleurs et les tranches de citron dans un grand récipient, verser le sirop tiède dessus.
- Couvrir et laisser infuser 2 à 3 jours au frais, en remuant une fois par jour.
- Filtrer soigneusement à travers un linge, mettre en bouteilles stérilisées ; servir allongé d'eau fraîche.
Comment on faisait : Le sureau poussait dans tous les jardins et haies du Danemark ; on en faisait sirops et tisanes, et la « Mère Sureau » (Hyldemoer) appartenait au folklore protecteur de l'arbre bien avant qu'Andersen n'en fasse un conte. Sans réfrigération, le sucre généreux et l'acidité du citron assuraient la conservation du sirop.
Le twist contemporain : Quelques gouttes dans un verre d'eau pétillante avec une feuille de menthe : un spritz sans alcool « conte de fées » pour les tablées d'été.
Hans Christian Andersen · Charactorium