Smørrebrød au hareng mariné sur pain de seigle
Une tranche épaisse de pain de seigle dense, beurrée, couronnée de filets de hareng mariné, d'anneaux d'oignon et d'un brin d'aneth. Le smørrebrød ouvert se mange à la fourchette et au couteau, jamais en sandwich fermé.
Une tranche épaisse de pain de seigle dense, beurrée, couronnée de filets de hareng mariné, d'anneaux d'oignon et d'un brin d'aneth. Le smørrebrød ouvert se mange à la fourchette et au couteau, jamais en sandwich fermé.
Voyez-vous, je suis né dans la maison d'un cordonnier d'Odense, et le hareng sur le pain noir fut le premier festin que je connus. Ma mère posait le filet luisant sur le seigle beurré, ajoutait l'oignon en rondelles, et nous mangions sans nappe ni cérémonie. Plus tard, aux belles tables de Copenhague, j'ai retrouvé ce même hareng, et j'ai souri : le conte le plus simple est souvent le plus vrai. Goûtez-le lentement, et songez qu'un enfant pauvre peut rêver aussi haut que la cigogne sur le toit.
- •Pain de seigle au levain (rugbrød) — tranches épaisses (socle)
- •Hareng salé dessalé puis mariné au vinaigre — à volonté (garniture principale)
- •Beurre baratté — une noix par tranche (liant et richesse)
- •Oignon — en fines rondelles (mordant)
- •Aneth — quelques brins (parfum)
Smørrebrød au hareng mariné sur pain de seigle
Une tranche épaisse de pain de seigle dense, beurrée, couronnée de filets de hareng mariné, d'anneaux d'oignon et d'un brin d'aneth. Le smørrebrød ouvert se mange à la fourchette et au couteau, jamais en sandwich fermé.
Pourquoi ce plat ? Fils d'un cordonnier pauvre d'Odense, Andersen a grandi avec le hareng et le pain de seigle pour ordinaire ; devenu célèbre, il retrouvait ce smørrebrød sur les tables danoises, du plus modeste foyer au buffet froid de Copenhague.
Voyez-vous, je suis né dans la maison d'un cordonnier d'Odense, et le hareng sur le pain noir fut le premier festin que je connus. Ma mère posait le filet luisant sur le seigle beurré, ajoutait l'oignon en rondelles, et nous mangions sans nappe ni cérémonie. Plus tard, aux belles tables de Copenhague, j'ai retrouvé ce même hareng, et j'ai souri : le conte le plus simple est souvent le plus vrai. Goûtez-le lentement, et songez qu'un enfant pauvre peut rêver aussi haut que la cigogne sur le toit.
Ingrédients (version d’époque)
- Pain de seigle au levain (rugbrød) — tranches épaisses (socle)
- Hareng salé dessalé puis mariné au vinaigre — à volonté (garniture principale)
- Beurre baratté — une noix par tranche (liant et richesse)
- Oignon — en fines rondelles (mordant)
- Aneth — quelques brins (parfum)
Ingrédients
- Pain de seigle dense — 4 tranches (socle)
- Filets de hareng marinés (rollmops ou maatjes) — 8 filets (garniture principale)
- Beurre demi-sel — 40 g (liant)
- Oignon rouge — 1 petit (mordant)
- Aneth frais — 1 petit bouquet (parfum)
Préparation
- Beurrer généreusement chaque tranche de pain de seigle jusqu'aux bords.
- Égoutter les filets de hareng et les disposer sur le beurre, repliés ou en lanières.
- Émincer l'oignon en très fines rondelles et en parsemer le hareng.
- Ajouter quelques brins d'aneth ciselé et un tour de poivre.
- Servir frais, à la fourchette et au couteau, sans refermer le pain.
Comment on faisait : Le hareng salé en tonneau était la protéine la plus accessible du Danemark : on le dessalait puis on le marinait au vinaigre et aux épices pour l'adoucir. Le pain de seigle au levain, cuit en pains denses qui se gardaient longtemps, formait la base de tous les repas tartinés.
Le twist contemporain : Une pointe de crème acidulée et des œufs de lump pour transformer l'humble en-cas d'enfance en bouchée de fête, sans trahir l'esprit.
Hans Christian Andersen · Charactorium