Teishoku du dimanche — maquereau grillé, riz et soupe miso
Un repas complet structuré à la japonaise : maquereau grillé au sel (saba shioyaki), bol de riz blanc, soupe de miso, et un peu de légumes en pickles. L'équilibre ichijū-sansai — une soupe, des accompagnements — porté à son point de réconfort.
Un repas complet structuré à la japonaise : maquereau grillé au sel (saba shioyaki), bol de riz blanc, soupe de miso, et un peu de légumes en pickles. L'équilibre ichijū-sansai — une soupe, des accompagnements — porté à son point de réconfort.
Quand je veux vraiment me poser, je reviens à ce que je connais depuis tout petit, du côté de Kobe : un maquereau salé qu'on fait griller jusqu'à ce que la peau craque, du riz blanc bien chaud, une soupe de miso qui fume. On sale le poisson un moment avant, le sel fait perler l'eau et concentre le goût — ce n'est pas un secret, c'est juste la bonne manière. Pose tout ensemble sur la table, sans chichi : c'est ça, un vrai repas. On mange lentement, on écoute peut-être un disque, et le dimanche prend enfin sa forme.
- •Maquereau (saba) — 1 filet par personne (pièce centrale)
- •Sel — pour saler le poisson (assaisonnement / texture)
- •Riz japonais — un bol par personne (base)
- •Pâte de miso — pour la soupe (fermenté umami)
- •Dashi (kombu et bonite) — pour la soupe (bouillon umami)
- •Tofu et algue wakame — un peu (garniture de soupe)
- •Légumes en pickles (tsukemono) — quelques tranches (accompagnement acidulé)
- •Radis daikon râpé — une cuillère (accompagnement du poisson)
Teishoku du dimanche — maquereau grillé, riz et soupe miso
Un repas complet structuré à la japonaise : maquereau grillé au sel (saba shioyaki), bol de riz blanc, soupe de miso, et un peu de légumes en pickles. L'équilibre ichijū-sansai — une soupe, des accompagnements — porté à son point de réconfort.
Pourquoi ce plat ? Derrière les pâtes et les sandwichs, Murakami reste un Japonais né près de Kobe, nourri du washoku familial. Le teishoku — repas équilibré autour d'un poisson grillé — incarne ce socle quotidien qui devient, le dimanche ou quand on prend le temps, une petite fête tranquille. Le maquereau (saba) est l'un des poissons les plus populaires et abordables du Japon de son enfance.
Quand je veux vraiment me poser, je reviens à ce que je connais depuis tout petit, du côté de Kobe : un maquereau salé qu'on fait griller jusqu'à ce que la peau craque, du riz blanc bien chaud, une soupe de miso qui fume. On sale le poisson un moment avant, le sel fait perler l'eau et concentre le goût — ce n'est pas un secret, c'est juste la bonne manière. Pose tout ensemble sur la table, sans chichi : c'est ça, un vrai repas. On mange lentement, on écoute peut-être un disque, et le dimanche prend enfin sa forme.
Ingrédients (version d’époque)
- Maquereau (saba) — 1 filet par personne (pièce centrale)
- Sel — pour saler le poisson (assaisonnement / texture)
- Riz japonais — un bol par personne (base)
- Pâte de miso — pour la soupe (fermenté umami)
- Dashi (kombu et bonite) — pour la soupe (bouillon umami)
- Tofu et algue wakame — un peu (garniture de soupe)
- Légumes en pickles (tsukemono) — quelques tranches (accompagnement acidulé)
- Radis daikon râpé — une cuillère (accompagnement du poisson)
Ingrédients
- Filets de maquereau — 2 (pièce centrale)
- Sel — 1 c. à café (à saler 20 min avant) (assaisonnement / raffermir)
- Riz rond japonais — 150 g cru (base)
- Dashi (ou poudre instantanée) — 500 ml (bouillon)
- Pâte de miso — 2 c. à soupe (fermenté umami)
- Tofu soyeux — 100 g en dés (garniture soupe)
- Wakame séché — 1 c. à café réhydratée (garniture soupe)
- Daikon râpé — 2 c. à soupe (accompagnement du poisson)
- Quartier de citron / sudachi — 1 (acidité)
- Pickles japonais (tsukemono) — quelques tranches (accompagnement)
Préparation
- Saler les filets de maquereau et les laisser reposer 20 minutes ; éponger l'eau qui perle.
- Cuire le riz japonais (rincé) et le tenir au chaud.
- Pour la soupe : chauffer le dashi, y pocher tofu et wakame, couper le feu, puis délayer le miso hors ébullition.
- Griller le maquereau côté peau d'abord, sous le gril ou à la poêle, jusqu'à ce que la peau soit dorée et croustillante et la chair nacrée.
- Dresser séparément : bol de riz, bol de soupe miso, poisson avec daikon râpé et citron, petite coupelle de pickles. Servir tout en même temps.
Comment on faisait : Le repas japonais traditionnel suit l'ichijū-sansai (« une soupe, trois plats ») autour du riz, sans séquence entrée-plat-dessert. Le poisson était grillé sur des braises ou un petit gril ; le salage anticipé (furi-jio) raffermit la chair et atténue l'odeur. Miso et dashi forment le duo umami-fermenté fondateur de cette cuisine.
Le twist contemporain : Servir sur un plateau compartimenté façon teishoku de restaurant, et finir le riz avec une umeboshi — comme un trait d'union avec l'onigiri de course.
Sources : Traditions du washoku — structure ichijū-sansai et saba shioyaki · Éléments biographiques sur Murakami — enfance dans la région de Kobe
Haruki Murakami · Charactorium