La carte de Hayao Miyazaki
Keishoku — en-cas portatif de riz, nourriture de marche et de voyage

Onigiri de l'au revoir (boulettes de riz à la prune)

VoyageÉvocation🧂 🍋facile45 min

Triangle de riz pressé à la main, garni d'une prune salée acidulée (umeboshi) et ceinturé d'une bande de nori. Se mange froid, se glisse dans un mouchoir ou une boîte, accompagne le marcheur et l'écolier depuis des siècles.

Keishoku — en-cas portatif de riz, nourriture de marche et de voyage

Triangle de riz pressé à la main, garni d'une prune salée acidulée (umeboshi) et ceinturé d'une bande de nori. Se mange froid, se glisse dans un mouchoir ou une boîte, accompagne le marcheur et l'écolier depuis des siècles.

Mouille-toi les mains, mets un peu de sel au creux des paumes — c'est ce sel qui conserve et qui donne le goût. Prends le riz encore tiède, glisse une prune salée au centre, et presse, presse en triangle : pas trop fort, sinon ce n'est plus du riz, c'est de la colle. Quand quelqu'un part sur la route, on ne fait pas de discours ; on lui met ça dans la main, et c'est comme dire « tiens bon, reviens ». Un onigiri bien fait n'a besoin de rien d'autre que de deux mains et d'un peu de cœur.
Hayao Miyazaki
Ingrédients
  • Riz japonais cuit (uruchimai)un bol par 2 boulettes (base)
  • Umeboshi (prune salée)une par boulette (cœur acidulé et conservateur)
  • Selune pincée aux mains (goût et conservation)
  • Algue noriune bande par boulette (préhension et goût marin)
Comment on faisait : Le riz pressé voyage avec les Japonais depuis l'époque ancienne ; salé et acidifié par l'umeboshi, il se conserve sans réfrigération — c'était la ration du paysan aux champs, du guerrier, du pèlerin. La prune salée n'est pas un caprice de goût : son acidité et son sel protègent le riz pendant la marche.