Rømmegrøt — bouillie de crème aigre au beurre fondu
Une bouillie épaisse de crème aigre épaissie à la farine, dont on fait perler le beurre fondu en surface, saupoudrée de sucre et de cannelle. Riche, douce et chaude : le plat des jours heureux norvégiens.
Une bouillie épaisse de crème aigre épaissie à la farine, dont on fait perler le beurre fondu en surface, saupoudrée de sucre et de cannelle. Riche, douce et chaude : le plat des jours heureux norvégiens.
On me croit homme austère, et il est vrai que je tiens à l'ordre en toute chose. Mais qu'on apporte la rømmegrøt fumante, et le plus grave des Norvégiens se souvient des noces de son village. On laisse la crème épaissir lentement sur le feu, jusqu'à ce que le beurre affleure en petites mares dorées — c'est là tout le secret, et c'est là tout le plaisir. Sucrez, poudrez d'un peu de cannelle, et mangez-la brûlante : ce n'est point un dessert, c'est une fête à soi seule.
- •Crème aigre épaisse (rømme) — un bon bol (base grasse et acidulée)
- •Farine de froment — de quoi épaissir (liant)
- •Lait entier — un peu (détend la bouillie)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
- •Sucre et cannelle — pour saupoudrer (finition de fête)
Rømmegrøt — bouillie de crème aigre au beurre fondu
Une bouillie épaisse de crème aigre épaissie à la farine, dont on fait perler le beurre fondu en surface, saupoudrée de sucre et de cannelle. Riche, douce et chaude : le plat des jours heureux norvégiens.
Pourquoi ce plat ? Plat de fête emblématique de la Norvège rurale et bourgeoise du XIXe siècle, servi aux mariages, baptêmes et grandes occasions du calendrier qu'Ibsen, fils de Skien, connaissait depuis l'enfance. Une douceur réconfortante face aux longs hivers du Nord.
On me croit homme austère, et il est vrai que je tiens à l'ordre en toute chose. Mais qu'on apporte la rømmegrøt fumante, et le plus grave des Norvégiens se souvient des noces de son village. On laisse la crème épaissir lentement sur le feu, jusqu'à ce que le beurre affleure en petites mares dorées — c'est là tout le secret, et c'est là tout le plaisir. Sucrez, poudrez d'un peu de cannelle, et mangez-la brûlante : ce n'est point un dessert, c'est une fête à soi seule.
Ingrédients (version d’époque)
- Crème aigre épaisse (rømme) — un bon bol (base grasse et acidulée)
- Farine de froment — de quoi épaissir (liant)
- Lait entier — un peu (détend la bouillie)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
- Sucre et cannelle — pour saupoudrer (finition de fête)
Ingrédients
- Crème fraîche épaisse très grasse — 500 ml (base)
- Farine — 70 g (épaississant)
- Lait entier — 300 ml (détend)
- Sel — 1 pincée (assaisonnement)
- Sucre — 2 c. à soupe (finition)
- Cannelle moulue — 1 c. à café (épice de finition)
Préparation
- Faire chauffer doucement la crème dans une casserole à fond épais, à frémissement, 10 min.
- Incorporer la farine en pluie en fouettant ; continuer de remuer jusqu'à ce que le beurre se sépare et perle en surface.
- Récupérer ce beurre doré à la cuillère et le réserver.
- Détendre la bouillie restante avec le lait chaud peu à peu, jusqu'à une texture lisse et nappante ; saler.
- Verser dans des bols, creuser un puits, y remettre le beurre doré réservé.
- Saupoudrer généreusement de sucre et de cannelle, servir très chaud.
Comment on faisait : La rømmegrøt exploitait la crème la plus grasse du lait, qu'on n'avait qu'à la belle saison de pâturage : la servir signalait l'abondance et l'honneur fait aux invités. On la portait même en présent aux jeunes accouchées.
Le twist contemporain : Un nappage de sirop de bouleau et quelques airelles fraîches pour une note acidulée bien nordique.
Henrik Ibsen · Charactorium

