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Plum pudding de Noël
Pourquoi ce plat ? Pour un enfant pauvre de l'époque victorienne et édouardienne, le plum pudding flambé de Noël était LE sommet de l'année — le seul moment de profusion sucrée. Chaplin, qui filma tant de festins rêvés par des miséreux (le repas imaginaire de La Ruée vers l'or), connaissait ce pudding comme l'incarnation même de l'abondance fêtée.
Un pudding dense de fruits secs, de chapelure et de suif, parfumé d'épices et d'écorces confites, longuement cuit à la vapeur dans un linge ou un bol, puis flambé au brandy au moment de servir.
Ah, le pudding de Noël ! Chez les pauvres, on le préparait des semaines à l'avance, et chacun tournait la pâte en faisant un vœu — moi, je devais souhaiter manger à ma faim, j'imagine. On le nouait dans un linge fariné et il bouillait des heures, emplissant la chambre d'une vapeur sucrée qui valait tous les rêves. Le grand jour, on l'arrosait de cognac et on y mettait le feu — et pour un instant, dans cette flamme bleue, même les plus démunis étaient riches.
- •Raisins secs et raisins de Corinthe — beaucoup (fruits)
- •Suif de bœuf — une bonne part (moelleux)
- •Chapelure de pain rassis — deux poignées (structure)
- •Écorces d'orange et de citron confites — un peu (parfum)
- •Épices (muscade, cannelle, gingembre) — une pincée de chaque (épices)
- •Œufs — quelques-uns (liant)
- •Brandy ou stout — un verre (parfum et flambage)
Plum pudding de Noël
Un pudding dense de fruits secs, de chapelure et de suif, parfumé d'épices et d'écorces confites, longuement cuit à la vapeur dans un linge ou un bol, puis flambé au brandy au moment de servir.
Pourquoi ce plat ? Pour un enfant pauvre de l'époque victorienne et édouardienne, le plum pudding flambé de Noël était LE sommet de l'année — le seul moment de profusion sucrée. Chaplin, qui filma tant de festins rêvés par des miséreux (le repas imaginaire de La Ruée vers l'or), connaissait ce pudding comme l'incarnation même de l'abondance fêtée.
Ah, le pudding de Noël ! Chez les pauvres, on le préparait des semaines à l'avance, et chacun tournait la pâte en faisant un vœu — moi, je devais souhaiter manger à ma faim, j'imagine. On le nouait dans un linge fariné et il bouillait des heures, emplissant la chambre d'une vapeur sucrée qui valait tous les rêves. Le grand jour, on l'arrosait de cognac et on y mettait le feu — et pour un instant, dans cette flamme bleue, même les plus démunis étaient riches.
Ingrédients (version d’époque)
- Raisins secs et raisins de Corinthe — beaucoup (fruits)
- Suif de bœuf — une bonne part (moelleux)
- Chapelure de pain rassis — deux poignées (structure)
- Écorces d'orange et de citron confites — un peu (parfum)
- Épices (muscade, cannelle, gingembre) — une pincée de chaque (épices)
- Œufs — quelques-uns (liant)
- Brandy ou stout — un verre (parfum et flambage)
Ingrédients
- Raisins secs + raisins de Corinthe + sultanines — 500 g au total (fruits)
- Suif de bœuf râpé (ou suif végétal) — 120 g (moelleux)
- Chapelure fraîche — 120 g (structure)
- Farine — 120 g (structure)
- Cassonade brune — 150 g (sucre)
- Écorces confites mélangées — 60 g (parfum)
- Muscade, cannelle, gingembre moulus — 1 c. à café au total (épices)
- Œufs — 2 (liant)
- Brandy — 60 ml + un peu pour flamber (parfum et flambage)
Préparation
- Mélanger tous les fruits, la cassonade, le suif, la chapelure, la farine et les épices.
- Incorporer les œufs battus et le brandy ; bien remuer (chacun fait un vœu, selon la tradition).
- Verser dans un bol à pudding beurré, couvrir de papier sulfurisé puis d'un linge ficelé.
- Cuire à la vapeur 4 à 6 h dans une grande marmite à demi remplie d'eau frémissante (rajouter de l'eau au besoin).
- Laisser refroidir ; il se conserve des semaines. Le jour J, re-cuire à la vapeur 2 h.
- Démouler, chauffer un peu de brandy, l'enflammer et le verser sur le pudding pour le servir flambé.
Comment on faisait : On préparait le pudding le « Stir-up Sunday », cinq semaines avant Noël, pour qu'il « mûrisse ». La cuisson à la vapeur dans un linge (puis dans des bols en faïence) permettait de le faire dans une simple marmite, sans four — essentiel dans les logements ouvriers qui n'en possédaient pas.
Le twist contemporain : Servi avec une crème anglaise tiède ou une « brandy butter » (beurre fouetté au sucre et cognac), il reste le dessert de Noël britannique par excellence.
Charlie Chaplin · Charactorium





