La carte de Hiratsuka Raichō
Ichijū — la soupe-socle du repas

Misoshiru au tofu et wakame (味噌汁)

QuotidienDocumentée🍄 🧂 🫙facile30 min

Un bouillon de dashi clair (kombu et bonite séchée) dans lequel se dissout une cuillère de miso, parsemé de dés de tofu soyeux et d'algues wakame qui se déploient comme des fleurs. Simple, chaud, réconfortant — le geste répété de toute une vie.

Ichijū — la soupe-socle du repas

Un bouillon de dashi clair (kombu et bonite séchée) dans lequel se dissout une cuillère de miso, parsemé de dés de tofu soyeux et d'algues wakame qui se déploient comme des fleurs. Simple, chaud, réconfortant — le geste répété de toute une vie.

Avant même que le soleil ne franchisse les toits d'Akasaka, ma mère faisait chanter le dashi sur le foyer. Retiens bien ceci : on n'ajoute jamais le miso dans l'eau bouillante, sinon son âme s'évente et il n'en reste qu'une amertume sans noblesse. On éteint le feu, on délaye la pâte avec douceur, comme on confie un secret. Plus tard, lorsque je veillais sur les épreuves de Seitō jusqu'à l'aube, ce bol fumant était ma seule compagnie, et il me semblait que la femme, comme le miso, ne révèle sa vraie force que lorsqu'on cesse enfin de la brusquer.
Hiratsuka Raichō
Ingrédients
  • Kombu (algue séchée)un morceau de la taille de la main (base du dashi)
  • Katsuobushi (bonite séchée en copeaux)une poignée (umami du bouillon)
  • Misoà la convenance (assaisonnement fermenté)
  • Tofuun demi-bloc (garniture)
  • Wakame séchéune pincée (garniture marine)
Comment on faisait : Le dashi de kombu et de bonite est le socle umami de toute la cuisine japonaise depuis des siècles. À l'époque Meiji, chaque foyer préparait sa soupe miso quotidiennement ; le tofu s'achetait frais chaque matin auprès du marchand ambulant, au son de sa trompette caractéristique.

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