Sekihan, riz rouge aux haricots azuki (赤飯)
Un riz gluant cuit à la vapeur avec des haricots azuki, qui lui donnent leur teinte rose-rouge porteuse de bonheur. On le saupoudre de gomashio (sésame grillé salé) qui contraste avec la douceur du riz.
Un riz gluant cuit à la vapeur avec des haricots azuki, qui lui donnent leur teinte rose-rouge porteuse de bonheur. On le saupoudre de gomashio (sésame grillé salé) qui contraste avec la douceur du riz.
Le rouge n'est pas une couleur d'ornement, mon enfant : c'est la couleur qui éloigne le malheur et salue les grands commencements. Le matin où nous avons fait paraître le premier numéro de notre revue, j'aurais voulu qu'on en serve dans chaque foyer du Japon. On fait tremper les azuki la veille, on garde leur eau rosée pour colorer le riz gluant, et l'on cuit le tout à la vapeur sur un linge. Une pincée de sésame salé par-dessus, et l'on goûte alors, sur la langue, le sel et le sucre mêlés — comme se mêlent en toute vie la peine et l'espérance.
- •Riz gluant (mochigome) — deux bols (céréale de base)
- •Haricots azuki — une petite poignée (couleur et saveur)
- •Graines de sésame noir — un peu (finition)
- •Sel — une pincée (gomashio)
Sekihan, riz rouge aux haricots azuki (赤飯)
Un riz gluant cuit à la vapeur avec des haricots azuki, qui lui donnent leur teinte rose-rouge porteuse de bonheur. On le saupoudre de gomashio (sésame grillé salé) qui contraste avec la douceur du riz.
Pourquoi ce plat ? Le sekihan, riz teinté de rouge par les haricots azuki, marque au Japon les seuils heureux d'une vie : naissances, passages à l'âge adulte, réussites. Pour Raichō, dont l'existence fut une suite de seuils franchis pour les femmes — fonder Seitō en 1911, créer la Nouvelle Association des Femmes — ce riz de fête célèbre les commencements et le courage des passages.
Le rouge n'est pas une couleur d'ornement, mon enfant : c'est la couleur qui éloigne le malheur et salue les grands commencements. Le matin où nous avons fait paraître le premier numéro de notre revue, j'aurais voulu qu'on en serve dans chaque foyer du Japon. On fait tremper les azuki la veille, on garde leur eau rosée pour colorer le riz gluant, et l'on cuit le tout à la vapeur sur un linge. Une pincée de sésame salé par-dessus, et l'on goûte alors, sur la langue, le sel et le sucre mêlés — comme se mêlent en toute vie la peine et l'espérance.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz gluant (mochigome) — deux bols (céréale de base)
- Haricots azuki — une petite poignée (couleur et saveur)
- Graines de sésame noir — un peu (finition)
- Sel — une pincée (gomashio)
Ingrédients
- Riz gluant japonais (mochigome) — 300 g (céréale de base)
- Haricots azuki secs — 50 g (couleur et saveur)
- Eau — selon cuisson (trempage et coloration)
- Graines de sésame noir — 1 c. à soupe (gomashio)
- Sel fin — 1/2 c. à café (gomashio)
Préparation
- La veille, rincer les azuki, les couvrir d'eau et les cuire 5 min ; jeter cette première eau (elle est amère).
- Recouvrir d'eau neuve et cuire 20-30 min jusqu'à ce que les haricots soient tendres mais entiers ; réserver les haricots ET leur eau de cuisson rosée.
- Faire tremper le riz gluant toute la nuit dans cette eau rosée pour le colorer.
- Égoutter le riz (garder le liquide), le mélanger aux azuki, puis cuire à la vapeur 30-40 min sur un linge, en l'aspergeant une ou deux fois de l'eau rosée.
- Griller le sésame à sec, l'écraser grossièrement avec le sel pour faire le gomashio.
- Servir le riz tiède, saupoudré de gomashio.
Comment on faisait : On servait traditionnellement le sekihan dans des boîtes en bois pour les fêtes et on en offrait aux voisins lors des événements heureux. La cuisson à la vapeur (et non par absorption) garde aux grains de riz gluant leur tenue et leur brillant. Note : l'azuki (Vigna angularis) est une légumineuse asiatique ancienne, sans rapport avec le haricot américain.
Le twist contemporain : Pressé en petits triangles façon onigiri et emballé dans une feuille, le sekihan devient un cadeau de fête nomade à glisser dans la main de ceux qu'on aime.
Hiratsuka Raichō · Charactorium
