La carte de Ismaïl Samani
Nân (pain, présent à chaque dastarkhan)

Nân-e tanduri ba zira (pain plat au cumin du four de terre)

QuotidienReconstitution🧂 🌶️facile1 h 30 (dont 1 h de levée)

Pain plat rond, doré et légèrement boursouflé, cuit contre la paroi brûlante d'un four tandour. La pâte, enrichie de graines de cumin et d'un peu de graisse, développe une croûte croustillante à l'extérieur et reste moelleuse à l'intérieur. On le sert tiède, rompu à la main.

Nân (pain, présent à chaque dastarkhan)

Pain plat rond, doré et légèrement boursouflé, cuit contre la paroi brûlante d'un four tandour. La pâte, enrichie de graines de cumin et d'un peu de graisse, développe une croûte croustillante à l'extérieur et reste moelleuse à l'intérieur. On le sert tiède, rompu à la main.

Avant le pilaf, avant la viande, avant toute chose — le nân. C'est le premier mets que l'on pose sur le dastarkhan, et le dernier que l'on retire. Mon boulanger pétrit la pâte à l'aube, enfonce ses doigts au centre pour marquer le pain, et le plaque contre la paroi du tandour où il gonfle comme une voile. Le cumin que j'y fais ajouter n'est pas caprice d'émir — c'est l'usage de Boukhara, car le cumin aide la digestion et parfume l'haleine. Quiconque mange à ma table rompt d'abord ce pain.
Ismaïl Samani
Ingrédients
  • Farine de fromentEn abondance (Base de la pâte)
  • Eau tièdeSuffisamment pour pétrir (Hydratation)
  • Levain ou levureUn morceau de pâte fermentée de la veille (Levée)
  • Graines de cuminUne bonne pincée (Parfum et digestion)
  • Graisse de queue de moutonUn peu, fondue (Souplesse)
  • SelSelon le goût (Assaisonnement)
Comment on faisait : Le tandour (four en terre cylindrique) est attesté en Asie centrale depuis des millénaires. Le pain plat y est plaqué contre la paroi intérieure brûlante, ce qui lui donne sa forme bombée caractéristique et sa croûte croustillante. À Boukhara, les fours à nân étaient des lieux communautaires. Le cumin (zira), cultivé localement, est l'épice la plus courante dans les pains d'Asie centrale — l'obi non samarqandi en est le descendant direct.
Sources : Charles Perry, « The Taste for Layered Bread among the Nomadic Turks and the Central Asian Origins of Baklava », in A Taste of Thyme, Tauris, 2000

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