La carte de J.W.T. Allen
Pilau wa nyama — riz épicé à la viande
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Plat de fête du chakula cha pwani (socle de riz parfumé partagé)

Pilau wa nyama — riz épicé à la viande

FestifDocumentée🧂 🌶️moyen1 h 30
Plat de fête du chakula cha pwani (socle de riz parfumé partagé)

Pilau wa nyama — riz épicé à la viande

Pourquoi ce plat ? Quand Allen séjournait à Zanzibar ou à Mombasa pour collecter les manuscrits de tendi, le pilau était le plat des grandes occasions et des invitations chez ses informateurs swahilis — exactement le genre de table où se transmettaient les poèmes qu'il transcrivait.

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Plat de fête du chakula cha pwani (socle de riz parfumé partagé)

Un riz long doré, longuement mijoté avec de la viande, des oignons caramélisés et un mélange d'épices (girofle, cardamome, cumin, cannelle) typique de la côte est-africaine. Le grain reste détaché et parfumé jusqu'au cœur.

Voyez-vous, on ne sert point le pilau un jour ordinaire : c'est le plat des noces, des fêtes religieuses et des invités de marque. J'ai appris à Zanzibar qu'il faut d'abord faire blondir l'oignon avec patience, presque jusqu'au brun, car c'est là que loge toute la couleur — nul safran, contrairement à ce que croient les Européens. On y jette le girofle et la cardamome de l'île, on noie le riz dans le bouillon de viande, puis on laisse reposer sur la braise. Croyez-en un homme qui a partagé bien des plats sur ces nattes : un bon pilau se reconnaît à ce que chaque grain demeure entier et libre.
J.W.T. Allen
Ingrédients
  • Riz long de qualitéune grande mesure (socle)
  • Viande de mouton ou de bœuf avec osà proportion (protéine et bouillon)
  • Oignonsen abondance (base caramélisée (couleur))
  • Clous de girofle de Zanzibarune pincée (épice signature)
  • Cardamome, cumin, cannelle, poivre noirau goût (bizari ya pilau)
  • Ail et gingembre pilésune noix (aromates)
  • Ghee ou huileselon besoin (matière grasse)
Comment on faisait : À l'époque, le pilau cuisait dans une marmite en fonte (sufuria) posée sur des braises, avec des braises également sur le couvercle pour une chaleur tournante. Les épices étaient achetées au marché de Darajani à Zanzibar, plaque tournante du commerce des épices de l'océan Indien.
Sources : J. W. T. Allen & collaborateurs, revue Swahili (Institute of Swahili Research, Dar es Salaam) · Cuisines documentées de la côte swahilie (Zanzibar, Mombasa, Lamu)

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