La carte de Jacques Cartier
Plat de partage iroquoien (bouillie communautaire offerte aux visiteurs)

Sagamité de l'accueil d'Hochelaga

FestifReconstitution🍄 🧂facile50 min

Une bouillie épaisse de maïs concassé enrichie de poisson fumé et de courge, mijotée longuement. Réconfortante et douce-umami, elle symbolise le moment d'échange entre les marins français et les habitants du Saint-Laurent. (Recette inspirée de la cuisine iroquoienne, non reproduction d'un rituel.)

Plat de partage iroquoien (bouillie communautaire offerte aux visiteurs)

Une bouillie épaisse de maïs concassé enrichie de poisson fumé et de courge, mijotée longuement. Réconfortante et douce-umami, elle symbolise le moment d'échange entre les marins français et les habitants du Saint-Laurent. (Recette inspirée de la cuisine iroquoienne, non reproduction d'un rituel.)

Quand nous arrivasmes à Hochelaga, ces gens nous receurent à grant joye, dansant et nous apportant de leur pain et de leurs vivres. Ils ont force bled qu'ils nomment à leur mode, lequel ils pillent entre deux pierres et font bouillir en grosse bouillie, avec poisson et venaison. Cela n'estoit point selon nostre goust de France, mais en pays de froidure et de disette, je t'asseure que cela tient chauld au corps. J'en mangeay de bon cueur, pour ne point desplaire à noz hostes.
Jacques Cartier
Ingrédients
  • Maïs concassé (des greniers iroquois)deux poignées (base — produit des Amériques, attesté sur place)
  • Poisson séché ou fumé (esturgeon, anguille)un morceau (protéine et umami)
  • Courge (des Amériques, attestée sur place)un morceau (douceur et liant)
  • Eau de sourceà couvrir (cuisson lente)
Comment on faisait : Les Iroquoiens du Saint-Laurent cultivaient les « trois sœurs » (maïs, courge, haricot) et stockaient le maïs dans de grands greniers. La sagamité, cuite dans des pots de terre ou des contenants chauffés à la pierre, se déclinait selon les saisons : poisson au printemps, gibier en hiver, parfois petits fruits. Ces aliments américains, interdits ailleurs avant 1492, sont ici parfaitement authentiques car nous sommes en Amérique du Nord, après 1492.
Sources : Jacques Cartier, récit du second voyage (1535-1536), description d'Hochelaga