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La tomme de Savoie au pain bis
Pourquoi ce plat ? Rousseau préférait le laitage et le pain à toute viande ; la tomme, fromage de garde des alpages savoyards où il vécut, posée sur une tranche de pain bis, résume sa table frugale et son éloge de la simplicité.
Une tranche de tomme de Savoie à la croûte grise, posée sur du pain bis avec quelques noix et une poire : le casse-croûte qui se conserve, fait pour la besace et la longue marche en montagne.
On me reproche ma frugalité comme un travers ; moi, j'y vois ma richesse. Un quartier de tomme de nos alpages, une tranche de pain bis, une poignée de noix : voilà de quoi rassasier un homme libre tout un jour de marche. Le fromage que le berger laisse mûrir dans sa cave se garde et se porte sans façon. Je vous le dis sans honte : j'ai été plus heureux de ce repas-là, assis sur un talus, que les seigneurs ne le sont de leurs festins.
- •Tomme de Savoie — un bon quartier (laitage de garde)
- •Pain bis — une tranche épaisse (socle)
- •Noix — une poignée (accompagnement)
- •Poire — une (fraîcheur fruitée)
La tomme de Savoie au pain bis
Une tranche de tomme de Savoie à la croûte grise, posée sur du pain bis avec quelques noix et une poire : le casse-croûte qui se conserve, fait pour la besace et la longue marche en montagne.
Pourquoi ce plat ? Rousseau préférait le laitage et le pain à toute viande ; la tomme, fromage de garde des alpages savoyards où il vécut, posée sur une tranche de pain bis, résume sa table frugale et son éloge de la simplicité.
On me reproche ma frugalité comme un travers ; moi, j'y vois ma richesse. Un quartier de tomme de nos alpages, une tranche de pain bis, une poignée de noix : voilà de quoi rassasier un homme libre tout un jour de marche. Le fromage que le berger laisse mûrir dans sa cave se garde et se porte sans façon. Je vous le dis sans honte : j'ai été plus heureux de ce repas-là, assis sur un talus, que les seigneurs ne le sont de leurs festins.
Ingrédients (version d’époque)
- Tomme de Savoie — un bon quartier (laitage de garde)
- Pain bis — une tranche épaisse (socle)
- Noix — une poignée (accompagnement)
- Poire — une (fraîcheur fruitée)
Ingrédients
- Tomme de Savoie — 120 g (laitage de garde)
- Pain de seigle ou de campagne — 2 tranches (socle)
- Cerneaux de noix — une poignée (accompagnement)
- Poire mûre — 1 (fraîcheur fruitée)
- Beurre (facultatif) — un peu (liant sur le pain)
Préparation
- Choisissez une tomme de Savoie bien affinée, à la croûte grise et fleurie.
- Tranchez le pain bis assez épais ; beurrez-le légèrement si vous le souhaitez.
- Posez une belle lame de tomme sur le pain.
- Accompagnez de cerneaux de noix et de quartiers de poire.
- Enveloppez dans un linge : le tout se garde et se transporte sans peine pour une marche.
Comment on faisait : La tomme de Savoie, fromage de vache à pâte pressée et croûte grise, est née de l'économie paysanne : on la fabriquait avec le lait écrémé, après avoir prélevé la crème pour le beurre. Peu grasse et de longue garde, elle nourrissait bergers et voyageurs. Pain bis et fromage formaient le repas de base des montagnards au XVIIIe siècle.
Le twist contemporain : Dressez en planche : tomme, noix, lamelles de poire et un trait de miel de montagne — l'« assiette du promeneur solitaire ».
Sources : Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions (1782-1789)
Jean-Jacques Rousseau · Charactorium





