La carte de John Locke
Premier course — un grand pâté de viande (venison pasty)

Pâté de venaison d'Oates

FestifReconstitution🧂 🍄moyen2 h 30

Une croûte dorée et nourrissante renfermant de la venaison fondante mêlée de suif, parfumée de macis, de poivre et d'un peu de vin. Le grand plat festif des manoirs anglais.

Premier course — un grand pâté de viande (venison pasty)

Une croûte dorée et nourrissante renfermant de la venaison fondante mêlée de suif, parfumée de macis, de poivre et d'un peu de vin. Le grand plat festif des manoirs anglais.

Lorsque des amis viennent à Oates débattre de l'entendement humain, Lady Masham fait dresser sur la table un beau pâté de venaison, et je confesse y faire honneur, malgré ma sobriété ordinaire. On enferme la chair du daim, taillée et lardée de suif, sous une croûte épaisse qui la garde moelleuse ; un peu de macis, du poivre, une rasade de vin clairet, et rien de plus, car une viande de cette noblesse n'a que faire de déguisements. Ouvrez la croûte chaude, et tout le parfum de la chasse s'en exhale — voilà un plat qui réconcilie le corps avec l'effort de la pensée.
John Locke
Ingrédients
  • Venaison (chevreuil ou daim)un beau morceau de cuissot (viande noble)
  • Suif de bœufquelques onces (gras de cuisson et moelleux)
  • Macis et poivreselon le goût (épices)
  • Vin clairet (vin rouge léger)un verre (humidité et parfum)
  • Pâte de farine, eau et saindoux (coffin)de quoi envelopper (croûte épaisse)
  • Selà convenance (assaisonnement)
Comment on faisait : Le venison pasty est un emblème de la table aristocratique anglaise, la venaison étant un gibier réservé aux parcs seigneuriaux et souvent offerte en cadeau. On l'enfermait dans un « coffin », croûte épaisse et robuste qui servait surtout de récipient de cuisson et de conservation, parfois mangée, parfois non. Les épices d'importation (macis, poivre) signaient le rang de l'hôte.