La carte de Juana Azurduy
Plato del aptapi cotidiano — bol-socle chaud du repas partagé

Lawa de quinoa au charqui (soupe-bouillie de campagne)

QuotidienDocumentée🧂 🍄facile45 min

Une soupe-bouillie crémeuse de quinoa liée à la farine de maïs, parsemée de chuño réhydraté et de lanières de viande séchée. Nourrissante, chaude, économe : le plat qui permettait de tenir une journée de cheval en altitude.

Plato del aptapi cotidiano — bol-socle chaud du repas partagé

Une soupe-bouillie crémeuse de quinoa liée à la farine de maïs, parsemée de chuño réhydraté et de lanières de viande séchée. Nourrissante, chaude, économe : le plat qui permettait de tenir une journée de cheval en altitude.

Soldat, approche-toi du tissu et ne fais pas de manières : ici le colonel mange la même lawa que le dernier de mes Indiens. Nous jetions le chuño dans l'eau au petit jour, la quinoa lavée sept fois pour ôter son amertume, et un peu de charqui que chacun gardait dans sa besace comme un trésor. Quand la marmite épaississait, je savais que mes gens tiendraient en selle jusqu'à Tarabuco. Mange chaud, hijo : le ventre plein, on craint moins l'Espagnol que le froid de la puna.
Juana Azurduy
Ingrédients
  • Quinoa de l'altiplanoune poignée par bouche (grain-socle, protéine)
  • Chuño (pomme de terre gelée-séchée)quelques tubercules réhydratés (féculent de conservation)
  • Charqui (viande séchée de lama ou d'alpaga)une lanière par personne (umami, protéine)
  • Farine de maïsce qu'il faut pour lier (liant)
  • Ají andin séchéun peu (chaleur)
  • Sel de gemme et herbes de la puna (muña)au goût (assaisonnement)
Comment on faisait : Les lawas (soupes liées à la farine) sont attestées dans toute la cuisine andine paysanne. En campagne, on cuisinait dans une seule marmite de terre ou de cuivre sur un feu de bouse séchée (taquia), seul combustible de la puna où ne pousse aucun arbre.
Sources : Antonio Paredes Candia, La comida popular boliviana

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