La carte de Manuela Sáenz
Locro de papas
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Sopa — la soupe-socle qui ouvre le repas

Locro de papas

QuotidienDocumentée🧂 🍄facile45 min
Sopa — la soupe-socle qui ouvre le repas

Locro de papas

Pourquoi ce plat ? Le locro était le cœur quotidien de la table créole de Quito, ville natale de Manuela. Riche, réconfortant, il se servait chaque jour dans les maisons andines : c'est le goût même de son enfance dans la vice-royauté, avant les armes et l'exil.

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Sopa — la soupe-socle qui ouvre le repas

Une soupe onctueuse de pommes de terre fondues, dorée à l'achiote, liée au fromage frais et coiffée d'avocat. Le plat-mère de la cuisine quiteña, simple et nourrissant.

Approche, et laisse-moi te servir une assiette de ce locro comme on en faisait dans la maison de mon père, à Quito. On écrasait les papas jusqu'à ce qu'elles fondent dans le lait, on les teignait d'or avec l'achiote, et tout au fond on cachait le fromage frais qui filait sous la cuillère. C'est une cuisine de femmes patientes et de montagnes froides, mon ami — moi qui ai mangé la dure ration des camps, je te jure qu'aucun festin de Bogotá ne valait ce caldo de mon enfance.
Manuela Sáenz
Ingrédients
  • Pommes de terre andines (plusieurs variétés)une bonne brassée (base fondante)
  • Achiote (rocou) infusé dans le saindouxselon la couleur voulue (couleur et parfum)
  • Lait fraisà hauteur (liaison)
  • Fromage frais de montagneun morceau (onctuosité)
  • Oignon long et ailà parts égales (fond aromatique)
  • Avocatquelques tranches (garniture)
Comment on faisait : Dans les cuisines andines, la soupe ouvrait chaque repas et on liait le locro non à la crème mais au fromage frais et au lait, avec un refrito d'achiote au saindoux pour la couleur. Le piment (ají) restait servi à part, dans un petit bol, pour que chacun dose son feu.
Sources : Julio Pazos Barrera, El sabor de la memoria: historia de la cocina quiteña

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