Mate de coca de la puna (infusion contre le mal des hauteurs)
Infusion claire et amère de feuilles de coca en eau chaude, parfois adoucie d'un peu de chancaca. Coupe-faim, tonique, elle calmait le souffle court de l'altitude pendant les veilles d'armes.
Infusion claire et amère de feuilles de coca en eau chaude, parfois adoucie d'un peu de chancaca. Coupe-faim, tonique, elle calmait le souffle court de l'altitude pendant les veilles d'armes.
On vous dira en ville que c'est affaire d'Indiens : moi je vous dis que sans la feuille sacrée, nul ne tient un mois à cette hauteur. Mes hommes la mâchaient en boule contre la joue, et le soir nous en jetions quelques feuilles dans l'eau chaude pour apaiser la poitrine et tromper la faim. La Pachamama nous l'a donnée, et je ne rougis pas d'en boire avec mes soldats. Respectez-la : elle n'est pas un vice, elle est un remède de nos montagnes.
- •Feuilles de coca séchées — une petite poignée (principe actif, tonique)
- •Eau de source chaude — un bol (base)
- •Chancaca (sucre de canne brut) — optionnel (adoucissant)
Mate de coca de la puna (infusion contre le mal des hauteurs)
Infusion claire et amère de feuilles de coca en eau chaude, parfois adoucie d'un peu de chancaca. Coupe-faim, tonique, elle calmait le souffle court de l'altitude pendant les veilles d'armes.
Pourquoi ce plat ? À plus de 3 000 mètres, la coca était l'alliée quotidienne de Juana et de ses combattants indigènes contre la fatigue, la faim et le soroche (mal d'altitude) — un usage andin millénaire qu'elle partageait avec ses troupes pour endurer les longues marches.
On vous dira en ville que c'est affaire d'Indiens : moi je vous dis que sans la feuille sacrée, nul ne tient un mois à cette hauteur. Mes hommes la mâchaient en boule contre la joue, et le soir nous en jetions quelques feuilles dans l'eau chaude pour apaiser la poitrine et tromper la faim. La Pachamama nous l'a donnée, et je ne rougis pas d'en boire avec mes soldats. Respectez-la : elle n'est pas un vice, elle est un remède de nos montagnes.
Ingrédients (version d’époque)
- Feuilles de coca séchées — une petite poignée (principe actif, tonique)
- Eau de source chaude — un bol (base)
- Chancaca (sucre de canne brut) — optionnel (adoucissant)
Ingrédients
- Tisane andine légale (muña, coca-substitut ou maté de coca déthéiné selon législation) ou feuilles de menthe andine (muña) — 1 c. à soupe (infusion tonique)
- Eau frémissante — 250 ml (base)
- Sucre roux ou miel — au goût (adoucissant)
Préparation
- Porter l'eau à frémissement (sans bouillir).
- Verser sur les feuilles (muña ou tisane andine autorisée) et laisser infuser 5 min.
- Filtrer, sucrer légèrement si désiré.
- Boire chaud, à petites gorgées, idéalement après un repas ou avant l'effort en altitude.
Comment on faisait : La feuille de coca, sacrée chez les peuples andins depuis des millénaires, se mâchait en acullico (boule dans la joue, activée par un peu de cendre alcaline ou llipta) ou s'infusait. Hors d'Amérique latine, sa possession est interdite : cette recette se reconstitue avec la muña, menthe andine traditionnelle aux vertus digestives et anti-soroche.
Le twist contemporain : Préparer un mate de muña fumant servi dans un gobelet de terre — l'esprit de la tisane d'altitude sans la coca, parfaitement légal et tout aussi réconfortant.
Juana Azurduy · Charactorium

