La carte de Ka'ahumanu
Réserve de voyage et accompagnement (iʻa de garde)

Iʻa maloʻo — poisson salé et séché

ConservationDocumentée🧂 🍄facile30 min (+ 6 à 10 h de séchage)

Des filets de poisson (thon, bonite) ouverts, salés à cœur et séchés au soleil et au vent du large jusqu'à devenir fermes et concentrés. On les grignote tels quels, salés et puissants, ou on les émiette sur le poi. Le garde-manger nomade des îles.

Réserve de voyage et accompagnement (iʻa de garde)

Des filets de poisson (thon, bonite) ouverts, salés à cœur et séchés au soleil et au vent du large jusqu'à devenir fermes et concentrés. On les grignote tels quels, salés et puissants, ou on les émiette sur le poi. Le garde-manger nomade des îles.

Quand la pirogue file entre Maui et Hawaiʻi, on ne fait pas de feu sur l'eau, mon enfant. Alors on emporte ceci : le poisson qu'on a ouvert, frotté de sel jusqu'au cœur et offert au soleil et à l'alizé pendant des jours. Il devient dur et savoureux, il ne se gâte pas, et un petit morceau suffit à tenir le ventre d'un rameur jusqu'à la prochaine île. À ma table aussi on l'aime, émietté sur le poi quand le poisson frais manque.
Ka'ahumanu
Ingrédients
  • Poisson gras (aku/bonite, ʻahi/thon)plusieurs prises (matière à sécher)
  • Sel marin (paʻakai)abondamment (salaison et conservation)
Comment on faisait : Les Hawaïens, grands pêcheurs et navigateurs, maîtrisaient parfaitement la salaison : poisson salé-séché, mais aussi poisson simplement salé et conservé humide (iʻa paʻakai). Ces réserves rendaient possibles les longues traversées en pirogue et nourrissaient les villages entre deux pêches. Le sel se récoltait dans des salines naturelles, parfois teinté d'argile rouge (ʻalaea).
Sources : Margaret Titcomb, Native Use of Fish in Hawaii (1972)