La carte de La Llorona
Tortillas du comal, salsa verte de molcajete et haricots de la marmite
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Comida de diario — repas ordinaire du foyer, autour de la tortilla

Tortillas du comal, salsa verte de molcajete et haricots de la marmite

QuotidienReconstitution🍋 🌶️facile50 min
Comida de diario — repas ordinaire du foyer, autour de la tortilla

Tortillas du comal, salsa verte de molcajete et haricots de la marmite

Pourquoi ce plat ? Avant la rivière et les larmes, La Llorona fut, dit la légende, une mère de maison. Le repas de tous les jours du Mexique colonial, c'est cela : la tortilla tiède pliée à la main, une salsa piquante écrasée au molcajete et des haricots de la marmite. Le geste maternel quotidien, celui qu'elle a perdu.

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Comida de diario — repas ordinaire du foyer, autour de la tortilla

Tortillas de maïs cuites sur la plaque, servies avec une salsa verte vive (tomatilles, piment, coriandre) écrasée dans le mortier de pierre, et des haricots noirs mijotés. Simple, acidulé, piquant, réconfortant.

C'était ma tâche chaque matin avant l'aube : pétrir la masa, tapoter les tortillas entre mes paumes, les retourner sur le comal d'un doigt leste — elles gonflent quand elles sont contentes. J'écrasais au molcajete les tomatilles vertes, le piment et la coriandre, et la marmite de haricots fumait dans un coin. Voilà ce que je servais aux miens, simplement, jour après jour. Plie la tortilla, trempe-la dans la salsa. C'est la table que je pleure, étranger.
La Llorona
Ingrédients
  • Masa de maïs nixtamalisépétrie chaque jour (tortillas)
  • Tomatilles vertesune poignée (salsa)
  • Piment vert fraisselon le courage (piquant)
  • Coriandre et oignonà la main (fraîcheur)
  • Haricots noirsune mesure mijotée (accompagnement)
  • Selune pincée (assaisonnement)
Comment on faisait : La tortilla cuite sur le comal de terre cuite est le pain quotidien de la Mésoamérique depuis des millénaires. La salsa de molcajete — mortier de pierre volcanique — et les haricots (frijoles, domestiqués en Amérique bien avant la conquête, ici dans leur berceau) forment le trio de base du foyer. À l'époque coloniale, ce socle indigène demeure inchangé sur les tables modestes.
Sources : Diana Kennedy, The Cuisines of Mexico (1972) · Sophie D. Coe, America's First Cuisines (1994)

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