La carte de Léonard de Vinci
Minestra d'herbes et de pois chiches
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Servizio di cucina (mets chaud)

Minestra d'herbes et de pois chiches

QuotidienReconstitution🧂 🍄 🍋facile1 h 30 (hors trempage)
Servizio di cucina (mets chaud)

Minestra d'herbes et de pois chiches

Pourquoi ce plat ? Léonard était végétarien par conviction, refusant de tuer les animaux. Son ordinaire de tous les jours, attesté par ses contemporains et par ses propres listes d'achats, reposait sur les légumineuses, les herbes, le pain et l'huile — exactement cette soupe humble qu'un homme d'atelier mangeait entre deux esquisses.

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Servizio di cucina (mets chaud)

Un potage épais de pois chiches et de blettes ou bettes, parfumé aux herbes du jardin, lié de pain rassis et relevé d'un trait d'agresto. Nourrissant, simple, parfaitement de saison.

Approchez-vous donc de mon écuelle, l'ami. Vous n'y trouverez nulle chair, car je tiens pour vile chose de faire de mon corps la sépulture d'autres bêtes. Voyez plutôt comme ces pois chiches, longuement trempés puis cuits à doux feu, rendent un bouillon onctueux ; j'y jette les herbes du potager, un peu de mie pour épaissir, et au dernier instant ce jus de raisin vert qui réveille tout. Mangez chaud, avec du pain bis : voilà de quoi tenir un homme à l'ouvrage du matin au soir.
Léonard de Vinci
Ingrédients
  • Pois chiches secsune bonne poignée par convive, trempés la veille (base nourrissante)
  • Blettes ou bettes du jardinune botte (verdure)
  • Herbes fraîches (persil, menthe, fenouil sauvage)un bouquet (parfum)
  • Pain rassisquelques tranches (liaison)
  • Huile d'olive de Toscaneun filet généreux (matière grasse)
  • Agresto (verjus)un trait (acidité finale)
Comment on faisait : On cuisait ce genre de minestra dans un seul pot de terre suspendu au-dessus du feu, sans précision de mesures : on jetait ce que le potager et le cellier offraient. Les légumineuses (pois chiches, fèves, lentilles) étaient le pilier protéique du peuple comme des esprits frugaux. Le verjus, omniprésent, jouait le rôle qu'on donne aujourd'hui au citron.
Sources : Maestro Martino, Libro de arte coquinaria, XVe siècle · Platina (Bartolomeo Sacchi), De honesta voluptate et valetudine, 1474

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