La carte de Liliuokalani
Pièce maîtresse du lūʻau / ʻahaʻaina

Kalua puaʻa (cochon au four enterré)

FestifDocumentée🍄 🧂moyen7 h (cuisson lente)

Cochon entier (ou épaule) frotté de sel marin, enveloppé de feuilles de tī et cuit des heures dans l'imu, le four enterré chauffé aux pierres volcaniques. La chair en ressort fondante, salée et délicatement fumée.

Pièce maîtresse du lūʻau / ʻahaʻaina

Cochon entier (ou épaule) frotté de sel marin, enveloppé de feuilles de tī et cuit des heures dans l'imu, le four enterré chauffé aux pierres volcaniques. La chair en ressort fondante, salée et délicatement fumée.

Pour célébrer, rien n'égale le puaʻa cuit dans l'imu, et c'est un honneur que de vous y convier. Dès l'aube, mes hommes chauffaient les pierres jusqu'au rouge, garnissaient la fosse de troncs de bananier et de feuilles de lāʻī, puis y couchaient le cochon frotté de notre paʻakai. On refermait la terre, et toute la journée une fine fumée montait vers le ciel pendant que nous chantions. Quand on rouvrait le four au crépuscule, la chair se défaisait à la simple pression des doigts — voilà l'esprit du aloha servi sur une feuille.
Liliuokalani
Ingrédients
  • Cochon (puaʻa)1 bête entière (viande de fête)
  • Sel marin ʻalaeagénéreusement (assaisonnement)
  • Feuilles de tī (lāʻī) et de bananieren couches (envelopper, parfumer, garder l'humidité)
  • Pierres volcaniquesle fond de l'imu (chaleur de cuisson)
Comment on faisait : L'imu se montait dans une fosse : on y faisait rougir des pierres volcaniques, on disposait troncs et feuilles de bananier pour la vapeur, on couchait le cochon enveloppé de tī, puis on recouvrait de nattes et de terre. La cuisson lente — souvent une journée entière — était l'affaire de toute la communauté.
Sources : Rachel Laudan, The Food of Paradise, University of Hawaiʻi Press, 1996 · Liliuokalani, Hawaii's Story by Hawaii's Queen, 1898