La carte de Lise Meitner
Wiener Apfelstrudel (strudel aux pommes de Vienne)
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Mehlspeise — l'entremets farineux, sommet sucré du repas viennois

Wiener Apfelstrudel (strudel aux pommes de Vienne)

FestifDocumentée🍯 🍋difficile1 h 30
Mehlspeise — l'entremets farineux, sommet sucré du repas viennois

Wiener Apfelstrudel (strudel aux pommes de Vienne)

Pourquoi ce plat ? La Mehlspeise sucrée est l'orgueil de la cuisine viennoise dans laquelle Meitner a grandi avant 1900. Le strudel — sa pâte étirée si fine qu'on doit pouvoir lire un journal à travers — était le grand dessert des dimanches et des fêtes de famille. Une recette de précision et de patience qui n'aurait pas déplu à une expérimentatrice méticuleuse.

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Mehlspeise — l'entremets farineux, sommet sucré du repas viennois

Une pâte étirée à la main jusqu'à la transparence, garnie de pommes, raisins, cannelle et chapelure beurrée, puis roulée et cuite jusqu'à ce qu'elle craque sous la dent. Servi tiède, saupoudré de sucre glace.

Si vous voulez réussir le strudel comme on le faisait chez nous à Vienne, il faut d'abord du courage et des mains patientes. On étire la pâte sur une grande nappe, doucement, du bout des doigts, jusqu'à ce qu'elle devienne si mince qu'on lirait le journal au travers — ma grand-mère disait qu'il fallait y voir les lettres. La chapelure dorée au beurre, glissée sous les pommes, boit le jus et empêche la pâte de se détremper : c'est un petit principe physique, au fond. On le servait tiède, les jours de fête, et tout le monde se taisait à la première bouchée.
Lise Meitner
Ingrédients
  • Farine de froment, eau tiède, huile, un œuf, selpour une pâte souple (pâte à strudel étirée)
  • Pommes aciduléesune belle quantité (garniture)
  • Raisins secs trempésune poignée (douceur)
  • Chapelure dorée au beurreune assiettée (absorbe le jus)
  • Sucre, cannelleselon le goût (assaisonnement sucré)
  • Beurre fonduà volonté (badigeon et cuisson)
Comment on faisait : Le strudel descend des baklavas ottomans arrivés à Vienne au temps de l'Empire : la pâte étirée transparente en est l'héritière directe. Dans les cuisines bourgeoises, l'étirage de la pâte sur la grande table était un savoir-faire transmis de mère en fille. La chapelure beurrée, astuce d'économie, transformait du pain rassis en barrière contre l'humidité des fruits.
Sources : Joseph Wechsberg, The Cooking of Vienna's Empire, Time-Life Books · Franz Maier-Bruck, Das große Sacher Kochbuch

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