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Brotsuppe, la soupe de pain du matin
Pourquoi ce plat ? La Brotsuppe — soupe de pain rassis — était l'un des plats frugaux dont Beethoven se contentait quand la composition l'absorbait. Économique, vite faite, elle correspond exactement à ses habitudes alimentaires irrégulières et sans façon décrites par ses proches.
Une soupe humble et réconfortante : du pain de seigle rassis fondu dans un bouillon, lié et parfumé d'un peu de beurre noisette. Le plat des jours où l'on n'a ni le temps ni l'envie de cuisiner.
Le pain de la veille, ne le jette jamais — vois-tu, rien ne se perd à ma table, car je n'ai ni le temps ni la patience pour les chichis ! Tu le coupes, tu le noies dans un bon bouillon chaud, un peu de beurre bruni dessus, et voilà de quoi tenir une matinée entière à noircir du papier. J'ai avalé cent fois cette soupe sans même lever les yeux de mes esquisses, la cuillère dans une main, la plume dans l'autre. Mange simplement, et garde ta tête pour les choses qui comptent.
- •Pain de seigle rassis — quelques tranches (socle de la soupe)
- •Bouillon de bœuf ou de volaille — un bol généreux (liquide chaud)
- •Beurre — une noix (richesse et parfum)
- •Sel — selon le goût (assaisonnement)
- •Cumin ou graines de carvi — une pincée (parfum germanique)
Brotsuppe, la soupe de pain du matin
Une soupe humble et réconfortante : du pain de seigle rassis fondu dans un bouillon, lié et parfumé d'un peu de beurre noisette. Le plat des jours où l'on n'a ni le temps ni l'envie de cuisiner.
Pourquoi ce plat ? La Brotsuppe — soupe de pain rassis — était l'un des plats frugaux dont Beethoven se contentait quand la composition l'absorbait. Économique, vite faite, elle correspond exactement à ses habitudes alimentaires irrégulières et sans façon décrites par ses proches.
Le pain de la veille, ne le jette jamais — vois-tu, rien ne se perd à ma table, car je n'ai ni le temps ni la patience pour les chichis ! Tu le coupes, tu le noies dans un bon bouillon chaud, un peu de beurre bruni dessus, et voilà de quoi tenir une matinée entière à noircir du papier. J'ai avalé cent fois cette soupe sans même lever les yeux de mes esquisses, la cuillère dans une main, la plume dans l'autre. Mange simplement, et garde ta tête pour les choses qui comptent.
Ingrédients (version d’époque)
- Pain de seigle rassis — quelques tranches (socle de la soupe)
- Bouillon de bœuf ou de volaille — un bol généreux (liquide chaud)
- Beurre — une noix (richesse et parfum)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
- Cumin ou graines de carvi — une pincée (parfum germanique)
Ingrédients
- Pain de seigle ou pain de campagne rassis — 120 g (socle de la soupe)
- Bouillon de bœuf ou de volaille — 750 ml (liquide chaud)
- Beurre — 30 g (richesse et parfum)
- Graines de carvi — 1/2 cuil. à café (parfum germanique)
- Sel et poivre — selon le goût (assaisonnement)
- Ciboulette ciselée — 1 cuil. à soupe (fraîcheur finale (facultatif))
Préparation
- Couper le pain rassis en morceaux grossiers.
- Faire fondre le beurre dans une casserole jusqu'à ce qu'il prenne une couleur noisette, ajouter le carvi.
- Verser le bouillon chaud et porter à frémissement.
- Ajouter le pain et laisser cuire 10 à 15 minutes en remuant, jusqu'à ce qu'il se défasse en une soupe épaisse.
- Saler, poivrer, fouetter pour lier si on aime une texture lisse.
- Servir bien chaud, parsemé de ciboulette.
Comment on faisait : La soupe de pain est l'une des plus anciennes recettes anti-gaspillage d'Europe centrale. Dans les foyers modestes et les cuisines de célibataires comme celle de Beethoven, on la préparait avec ce qu'on avait sous la main : pain dur, reste de bouillon, un peu de gras. On y ajoutait parfois un œuf battu pour la rendre plus nourrissante.
Le twist contemporain : Couronner la soupe d'un œuf poché et de croûtons dorés au beurre de carvi : la Brotsuppe devient un brunch d'hiver élégant.
Ludwig van Beethoven · Charactorium





