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Ratafia de coing
Pourquoi ce plat ? Dans les salons que fréquentait Marivaux, on offrait après le souper de petits verres de ratafia, liqueurs maison qui prolongeaient la conversation. Le ratafia de coing, parfum d'automne mis en réserve, conservait le fruit tout l'hiver — un art domestique du temps.
Une liqueur ambrée obtenue en laissant le coing infuser son parfum dans l'eau-de-vie sucrée. Douce et parfumée, elle se conserve des mois et se sert en digestif délicat.
Dans les salons, après le souper, on présentait aux dames un petit verre de ratafia, cette liqueur que l'on prépare en laissant le fruit confier son âme à l'eau-de-vie. J'en gardais un flacon de coings, dont le parfum d'automne se conserve tout l'hiver durant. C'est doux, c'est ambré, et cela délie agréablement la conversation sans troubler le jugement — du moins le prétend-on.
- •Coings bien mûrs — deux ou trois (parfum)
- •Eau-de-vie — une bouteille (macération et conservation)
- •Sucre — à proportion (douceur)
- •Cannelle et clou de girofle — un peu (épices)
Ratafia de coing
Une liqueur ambrée obtenue en laissant le coing infuser son parfum dans l'eau-de-vie sucrée. Douce et parfumée, elle se conserve des mois et se sert en digestif délicat.
Pourquoi ce plat ? Dans les salons que fréquentait Marivaux, on offrait après le souper de petits verres de ratafia, liqueurs maison qui prolongeaient la conversation. Le ratafia de coing, parfum d'automne mis en réserve, conservait le fruit tout l'hiver — un art domestique du temps.
Dans les salons, après le souper, on présentait aux dames un petit verre de ratafia, cette liqueur que l'on prépare en laissant le fruit confier son âme à l'eau-de-vie. J'en gardais un flacon de coings, dont le parfum d'automne se conserve tout l'hiver durant. C'est doux, c'est ambré, et cela délie agréablement la conversation sans troubler le jugement — du moins le prétend-on.
Ingrédients (version d’époque)
- Coings bien mûrs — deux ou trois (parfum)
- Eau-de-vie — une bouteille (macération et conservation)
- Sucre — à proportion (douceur)
- Cannelle et clou de girofle — un peu (épices)
Ingrédients
- Coings mûrs — 2 (râpés) (parfum)
- Eau-de-vie ou alcool neutre à 40° — 500 ml (macération et conservation)
- Sucre — 200 g (douceur)
- Cannelle — 1/2 bâton (épice)
- Clou de girofle — 1 (épice)
Préparation
- Laver et râper grossièrement les coings sans les peler (jeter le cœur dur et les pépins).
- Mettre la râpure dans un bocal avec l'eau-de-vie, le sucre, la cannelle et le clou de girofle.
- Fermer et laisser macérer 6 à 8 semaines à l'abri de la lumière, en remuant le bocal une fois par semaine.
- Filtrer à travers une étamine en pressant bien, puis mettre en bouteille.
- Laisser vieillir encore quelques semaines avant de servir en très petits verres, bien frais.
Comment on faisait : Le ratafia désignait toute liqueur de fruits ou de fleurs macérés dans l'eau-de-vie sucrée, préparée à la maison pour conserver les parfums de saison. Servi pour sceller un accord (« rata fiat »), il accompagnait la fin des repas et les visites de salon. Le coing, fruit d'automne très parfumé mais immangeable cru, se prêtait idéalement à ces conserves.
Le twist contemporain : Quelques gouttes sur une glace à la vanille, ou en cocktail allongé d'eau pétillante avec un zeste de citron.
Marivaux · Charactorium





