retournerChocolat des Lumières (chocolat chaud des salons)
Chocolat des Lumières (chocolat chaud des salons)
Pourquoi ce plat ? Montesquieu fréquentait les salons parisiens des Lumières, où le chocolat chaud, fraîchement venu des Amériques via l'Espagne, était la boisson à la mode des esprits cultivés. On le moussait au moulinet avant les longues conversations philosophiques.
Un chocolat chaud épais, à peine sucré, parfumé de cannelle et d'une pointe de vanille, battu au moulinet jusqu'à le couvrir de mousse. Servi brûlant dans une tasse de porcelaine.
On me reproche parfois ma sobriété ; soit, mais qu'on me laisse mon chocolat du matin ! Le commis du salon le bat au moulinet jusqu'à ce qu'une belle écume s'élève, et c'est l'heure où l'esprit s'éveille mieux qu'à aucune autre. J'y ai entendu débattre des lois et des mœurs des nations, la tasse fumante à la main ; croyez-moi, bien des grandes pensées sont nées au bord d'une tasse de chocolat.
- •Pâte de cacao en tablette (des Amériques) — un morceau (base)
- •Eau ou lait — une tasse (liquide)
- •Sucre — selon le goût (douceur)
- •Cannelle — une pincée (épice)
- •Gousse de vanille — une pointe (parfum)
Chocolat des Lumières (chocolat chaud des salons)
Un chocolat chaud épais, à peine sucré, parfumé de cannelle et d'une pointe de vanille, battu au moulinet jusqu'à le couvrir de mousse. Servi brûlant dans une tasse de porcelaine.
Pourquoi ce plat ? Montesquieu fréquentait les salons parisiens des Lumières, où le chocolat chaud, fraîchement venu des Amériques via l'Espagne, était la boisson à la mode des esprits cultivés. On le moussait au moulinet avant les longues conversations philosophiques.
On me reproche parfois ma sobriété ; soit, mais qu'on me laisse mon chocolat du matin ! Le commis du salon le bat au moulinet jusqu'à ce qu'une belle écume s'élève, et c'est l'heure où l'esprit s'éveille mieux qu'à aucune autre. J'y ai entendu débattre des lois et des mœurs des nations, la tasse fumante à la main ; croyez-moi, bien des grandes pensées sont nées au bord d'une tasse de chocolat.
Ingrédients (version d’époque)
- Pâte de cacao en tablette (des Amériques) — un morceau (base)
- Eau ou lait — une tasse (liquide)
- Sucre — selon le goût (douceur)
- Cannelle — une pincée (épice)
- Gousse de vanille — une pointe (parfum)
Ingrédients
- Chocolat noir de qualité (70 %) — 80 g (base)
- Lait entier — 50 cl (liquide)
- Sucre — 1 à 2 c. à soupe selon le goût (douceur)
- Cannelle en poudre — 1 pincée (épice)
- Vanille — 1/2 gousse ou 1 pointe d'extrait (parfum)
- Eau — 5 cl (pour une texture plus ancienne, plus dense)
Préparation
- Chauffer le lait (et l'eau) avec la cannelle et la vanille fendue, sans bouillir.
- Hors du feu, ajouter le chocolat haché et le sucre, remuer jusqu'à fonte complète.
- Battre énergiquement au fouet (ou au mixeur plongeant) pour faire monter une mousse épaisse, à la manière du moulinet d'époque.
- Verser brûlant dans des tasses et servir aussitôt.
Comment on faisait : Au XVIIIe siècle, le chocolat se vendait en tablettes dures que l'on râpait ou faisait fondre, puis on émulsionnait la boisson avec un « moulinet » (molinillo) roulé entre les paumes dans une chocolatière à couvercle percé — geste indispensable pour obtenir la mousse caractéristique.
Le twist contemporain : Servez-le en petite tasse façon expresso avec un carré de pain perdu à tremper, clin d'œil au goûter des salons.
Montesquieu · Charactorium





