Chocolat chaud à la cannelle
Le chocolat se buvait alors, battu mousseux dans une chocolatière, parfumé de cannelle et bien sucré. Un luxe coûteux, à la fois remède réputé et plaisir mondain.
Le chocolat se buvait alors, battu mousseux dans une chocolatière, parfumé de cannelle et bien sucré. Un luxe coûteux, à la fois remède réputé et plaisir mondain.
On fait grand bruit à la cour de ce chocolat venu des Indes, et je vous avoue que j'y ai pris goût. On le délaye dans la chocolatière avec du sucre et un peu de cannelle, et on le bat au moulinet jusqu'à ce qu'il mousse joliment. Madame de Sévigné s'en méfie et le tient pour traître ; moi, j'en prends une tasse les matins où le cœur me manque, et m'en trouve fort ranimée.
- •Tablette de chocolat (cacao broyé et sucré) — un morceau (base)
- •Eau ou lait — une tasse (liquide)
- •Sucre — à discrétion (douceur)
- •Cannelle — une pincée (épice)
Chocolat chaud à la cannelle
Le chocolat se buvait alors, battu mousseux dans une chocolatière, parfumé de cannelle et bien sucré. Un luxe coûteux, à la fois remède réputé et plaisir mondain.
Pourquoi ce plat ? Son amie intime Madame de Sévigné raconte dans ses lettres l'engouement — et la méfiance — de la cour pour le chocolat dans les années 1670. Cette boisson exotique, introduite à la table de Louis XIV, était le luxe à la mode des salons que fréquentait Madame de La Fayette.
On fait grand bruit à la cour de ce chocolat venu des Indes, et je vous avoue que j'y ai pris goût. On le délaye dans la chocolatière avec du sucre et un peu de cannelle, et on le bat au moulinet jusqu'à ce qu'il mousse joliment. Madame de Sévigné s'en méfie et le tient pour traître ; moi, j'en prends une tasse les matins où le cœur me manque, et m'en trouve fort ranimée.
Ingrédients (version d’époque)
- Tablette de chocolat (cacao broyé et sucré) — un morceau (base)
- Eau ou lait — une tasse (liquide)
- Sucre — à discrétion (douceur)
- Cannelle — une pincée (épice)
Ingrédients
- Chocolat noir (70 %) — 40 g (base)
- Lait entier (ou eau) — 25 cl (liquide)
- Sucre — 1 à 2 c. à c. (douceur)
- Cannelle en poudre — 1 pincée (épice)
Préparation
- Chauffer doucement le lait (ou l'eau) sans le faire bouillir.
- Y faire fondre le chocolat râpé en remuant.
- Ajouter le sucre et la cannelle.
- Battre vigoureusement au fouet (ou au mixeur plongeant) pour faire mousser, à la manière du moussoir d'époque.
- Servir brûlant dans une tasse, la mousse sur le dessus.
Comment on faisait : Le chocolat, rapporté des Amériques après 1492, arrive à la cour de France via l'Espagne au XVIIe siècle et devient une mode aristocratique sous Louis XIV. On le buvait toujours — jamais mangé — battu mousseux et fortement épicé. Les lettres de Madame de Sévigné (1671) en témoignent abondamment.
Le twist contemporain : Une version « à l'ancienne » bien épaisse, servie en petite tasse avec un bâton de cannelle, et une pointe de poivre pour réveiller l'amertume.
Sources : Madame de Sévigné, Lettres, 1671
Madame de La Fayette · Charactorium