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Pruneaux confits au vin de Bordeaux
Pourquoi ce plat ? Montesquieu prônait la modération comme vertu de santé, malgré l'abondance de sa table. Les pruneaux mijotés au vin, réputés bons pour la digestion, étaient à la fois douceur de fin de repas et petit remède domestique — sobriété et plaisir réconciliés, à l'image de l'homme.
Des pruneaux gonflés et brillants, pochés dans le vin rouge épicé de cannelle et d'écorce d'orange, servis tièdes dans leur sirop sombre. Doux, légèrement acidulés, réconfortants.
Je le répète à qui veut l'entendre : la santé tient moins aux remèdes des médecins qu'à la mesure que l'on garde en toute chose. Après un long repas, je me contente de quelques pruneaux mijotés dans mon vin avec un peu de cannelle ; cela réjouit le palais sans charger l'estomac, et l'on dort là-dessus comme un sage. Voilà tout mon secret : peu, mais bon.
- •Pruneaux — une poignée par convive (base)
- •Vin rouge de Bordeaux — de quoi couvrir (pochage, signature)
- •Miel ou sucre — selon le goût (douceur)
- •Cannelle et écorce d'orange — un peu (épices)
Pruneaux confits au vin de Bordeaux
Des pruneaux gonflés et brillants, pochés dans le vin rouge épicé de cannelle et d'écorce d'orange, servis tièdes dans leur sirop sombre. Doux, légèrement acidulés, réconfortants.
Pourquoi ce plat ? Montesquieu prônait la modération comme vertu de santé, malgré l'abondance de sa table. Les pruneaux mijotés au vin, réputés bons pour la digestion, étaient à la fois douceur de fin de repas et petit remède domestique — sobriété et plaisir réconciliés, à l'image de l'homme.
Je le répète à qui veut l'entendre : la santé tient moins aux remèdes des médecins qu'à la mesure que l'on garde en toute chose. Après un long repas, je me contente de quelques pruneaux mijotés dans mon vin avec un peu de cannelle ; cela réjouit le palais sans charger l'estomac, et l'on dort là-dessus comme un sage. Voilà tout mon secret : peu, mais bon.
Ingrédients (version d’époque)
- Pruneaux — une poignée par convive (base)
- Vin rouge de Bordeaux — de quoi couvrir (pochage, signature)
- Miel ou sucre — selon le goût (douceur)
- Cannelle et écorce d'orange — un peu (épices)
Ingrédients
- Pruneaux d'Agen dénoyautés — 300 g (base)
- Vin rouge de Bordeaux — 50 cl (pochage, signature)
- Sucre ou miel — 60 g (douceur)
- Bâton de cannelle — 1 (épice)
- Écorce d'orange — 1 lanière (parfum)
- Poivre ou clou de girofle (facultatif) — 1 pincée / 1 clou (épice)
Préparation
- Porter le vin à frémissement avec le sucre, la cannelle et l'écorce d'orange.
- Ajouter les pruneaux et pocher doucement 15 à 20 min jusqu'à ce qu'ils gonflent.
- Retirer les pruneaux, faire réduire le vin en sirop nappant.
- Remettre les pruneaux dans le sirop, laisser tiédir.
- Servir tièdes, nappés de sirop, seuls ou avec un nuage de crème.
Comment on faisait : Les fruits séchés pochés au vin et au miel relèvent d'une longue tradition médico-culinaire : la cuisine et la médecine d'Ancien Régime ne se distinguaient guère, et les pruneaux passaient pour faciliter la digestion. On les préparait aussi pour conserver les fruits d'une saison à l'autre.
Le twist contemporain : Dressez trois pruneaux luisants en quenelle de sirop sur ardoise, avec une quenelle de crème fouettée non sucrée, façon dessert de restaurant.
Montesquieu · Charactorium





