La carte de Nancy Wake
Casse-croûte du passage des Pyrénées
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La musette du fuyard (le manger-en-marchant)

Casse-croûte du passage des Pyrénées

VoyageReconstitution🧂 🍯facile15 min
La musette du fuyard (le manger-en-marchant)

Casse-croûte du passage des Pyrénées

Pourquoi ce plat ? Pour échapper à la Gestapo, Nancy Wake franchit les Pyrénées à pied vers l'Espagne — une marche épuisante de plusieurs jours en montagne. Le passeur et les fuyards n'emportaient que l'essentiel : du pain, du fromage dur et des fruits secs, qui se mangent froids, sans feu et sans halte.

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La musette du fuyard (le manger-en-marchant)

Un en-cas de marche sans cuisson : pain bis, lamelles de Cantal affiné et figues sèches, qui tiennent dans une musette et redonnent des forces sur les sentiers.

Quand tu passes la montagne avec la Gestapo aux trousses, tu n'emportes pas de batterie de cuisine, crois-moi. Du pain dur, un morceau de fromage qui ne tourne pas, une poignée de figues sèches au fond de la poche — et tu marches. On mangeait debout, en silence, sans même s'arrêter, parce que s'arrêter c'était risquer de ne plus repartir. Ce n'est pas un festin, mais ce bout de pain et cette figue, à ce moment-là, ça te sauve la vie autant que tes jambes.
Nancy Wake
Ingrédients
  • Pain bisun gros quignon (force et satiété)
  • Cantal affinéun bon morceau (fromage de garde)
  • Figues sèchesune poignée (sucre et énergie)
  • Noixquelques-unes (gras et tenue)
Comment on faisait : Les passages clandestins des Pyrénées (réseaux d'évasion comme le réseau Comète, et passeurs basques) imposaient une nourriture froide, légère et calorique : pain, fromage sec, fruits secs, lard. Pas de feu, qui aurait trahi le groupe, ni de halte longue. C'était l'art du « manger-en-marchant » des montagnards et des contrebandiers, adapté par les fuyards de la guerre.
Sources : Nancy Wake, The White Mouse (autobiographie, 1985) · Témoignages sur les réseaux d'évasion des Pyrénées

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