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Casse-croûte du passage des Pyrénées
Pourquoi ce plat ? Pour échapper à la Gestapo, Nancy Wake franchit les Pyrénées à pied vers l'Espagne — une marche épuisante de plusieurs jours en montagne. Le passeur et les fuyards n'emportaient que l'essentiel : du pain, du fromage dur et des fruits secs, qui se mangent froids, sans feu et sans halte.
Un en-cas de marche sans cuisson : pain bis, lamelles de Cantal affiné et figues sèches, qui tiennent dans une musette et redonnent des forces sur les sentiers.
Quand tu passes la montagne avec la Gestapo aux trousses, tu n'emportes pas de batterie de cuisine, crois-moi. Du pain dur, un morceau de fromage qui ne tourne pas, une poignée de figues sèches au fond de la poche — et tu marches. On mangeait debout, en silence, sans même s'arrêter, parce que s'arrêter c'était risquer de ne plus repartir. Ce n'est pas un festin, mais ce bout de pain et cette figue, à ce moment-là, ça te sauve la vie autant que tes jambes.
- •Pain bis — un gros quignon (force et satiété)
- •Cantal affiné — un bon morceau (fromage de garde)
- •Figues sèches — une poignée (sucre et énergie)
- •Noix — quelques-unes (gras et tenue)
Casse-croûte du passage des Pyrénées
Un en-cas de marche sans cuisson : pain bis, lamelles de Cantal affiné et figues sèches, qui tiennent dans une musette et redonnent des forces sur les sentiers.
Pourquoi ce plat ? Pour échapper à la Gestapo, Nancy Wake franchit les Pyrénées à pied vers l'Espagne — une marche épuisante de plusieurs jours en montagne. Le passeur et les fuyards n'emportaient que l'essentiel : du pain, du fromage dur et des fruits secs, qui se mangent froids, sans feu et sans halte.
Quand tu passes la montagne avec la Gestapo aux trousses, tu n'emportes pas de batterie de cuisine, crois-moi. Du pain dur, un morceau de fromage qui ne tourne pas, une poignée de figues sèches au fond de la poche — et tu marches. On mangeait debout, en silence, sans même s'arrêter, parce que s'arrêter c'était risquer de ne plus repartir. Ce n'est pas un festin, mais ce bout de pain et cette figue, à ce moment-là, ça te sauve la vie autant que tes jambes.
Ingrédients (version d’époque)
- Pain bis — un gros quignon (force et satiété)
- Cantal affiné — un bon morceau (fromage de garde)
- Figues sèches — une poignée (sucre et énergie)
- Noix — quelques-unes (gras et tenue)
Ingrédients
- Pain de campagne au levain (un peu rassis) — 4 tranches épaisses (base)
- Cantal entre-deux ou vieux — 150 g (fromage)
- Figues sèches — 6 à 8 (sucre et énergie)
- Cerneaux de noix — 1 poignée (gras)
- Miel (facultatif) — un filet (liant gourmand)
Préparation
- Couper le pain en tranches épaisses et le fromage en lamelles.
- Sur chaque tranche, déposer le Cantal, quelques cerneaux de noix et une figue ouverte.
- Filer éventuellement un trait de miel sur la figue.
- Refermer en demi pour former un casse-croûte tenant à la main.
- Envelopper dans un linge propre ou du papier : il se garde une journée entière sans frais et se mange froid, en marchant.
Comment on faisait : Les passages clandestins des Pyrénées (réseaux d'évasion comme le réseau Comète, et passeurs basques) imposaient une nourriture froide, légère et calorique : pain, fromage sec, fruits secs, lard. Pas de feu, qui aurait trahi le groupe, ni de halte longue. C'était l'art du « manger-en-marchant » des montagnards et des contrebandiers, adapté par les fuyards de la guerre.
Le twist contemporain : Roulé en wrap de pain plat avec figue, Cantal et noix, présenté comme la « ration d'évasion » pour une rando.
Sources : Nancy Wake, The White Mouse (autobiographie, 1985) · Témoignages sur les réseaux d'évasion des Pyrénées
Nancy Wake · Charactorium





