Le gin de la souris blanche
Un gin allongé d'eau gazeuse tonique, relevé d'un trait d'agrume — la boisson simple, amère et vive d'une femme qui ne refusait jamais un verre.
Un gin allongé d'eau gazeuse tonique, relevé d'un trait d'agrume — la boisson simple, amère et vive d'une femme qui ne refusait jamais un verre.
Qu'on s'entende : je me suis battue dur, mais j'ai aussi su m'amuser dur. Un bon gin bien tassé, voilà ce qui remet une fille d'aplomb après une nuit dans la boue. À Marseille, du temps de mon Henri, on buvait des choses élégantes dans des verres en cristal ; dans le maquis, c'était au quart de gamelle, mais le principe restait le même. Sers-le frais, mets-y un zeste si tu en as un, et bois à la santé de ceux qui ne sont plus là. Santé !
- •Gin — une bonne rasade (alcool de base)
- •Eau tonique (quinquina) — pour allonger (amertume et bulles)
- •Citron — un trait (acidité)
- •Glace — si l'on en trouve (fraîcheur)
Le gin de la souris blanche
Un gin allongé d'eau gazeuse tonique, relevé d'un trait d'agrume — la boisson simple, amère et vive d'une femme qui ne refusait jamais un verre.
Pourquoi ce plat ? Le goût de Nancy Wake pour un bon verre est légendaire et abondamment documenté : elle tenait sa réputation de fêtarde dès sa vie d'avant-guerre à Marseille et Paris, et son amour du gin l'accompagna jusque dans les pires moments du maquis. Un verre bien tassé, c'était sa façon à elle de tenir le coup et de remonter le moral.
Qu'on s'entende : je me suis battue dur, mais j'ai aussi su m'amuser dur. Un bon gin bien tassé, voilà ce qui remet une fille d'aplomb après une nuit dans la boue. À Marseille, du temps de mon Henri, on buvait des choses élégantes dans des verres en cristal ; dans le maquis, c'était au quart de gamelle, mais le principe restait le même. Sers-le frais, mets-y un zeste si tu en as un, et bois à la santé de ceux qui ne sont plus là. Santé !
Ingrédients (version d’époque)
- Gin — une bonne rasade (alcool de base)
- Eau tonique (quinquina) — pour allonger (amertume et bulles)
- Citron — un trait (acidité)
- Glace — si l'on en trouve (fraîcheur)
Ingrédients
- Gin — 5 cl (alcool de base)
- Tonic (eau quinquina) — 12 cl (amertume et bulles)
- Citron vert ou jaune — 1 quartier + zeste (acidité et parfum)
- Glaçons — une poignée (fraîcheur)
- Version sans alcool (pour les jeunes lecteurs) — remplacer le gin par de l'eau pétillante aromatisée au genièvre et concombre (alternative familiale)
Préparation
- Remplir un grand verre de glaçons.
- Verser le gin sur la glace.
- Allonger doucement avec le tonic pour garder les bulles.
- Presser un quartier de citron, ajouter un zeste pour le parfum.
- Remuer une fois, sans casser l'effervescence, et servir aussitôt.
- Pour le public familial, préparer la version sans alcool à l'eau pétillante parfumée.
Comment on faisait : Le gin tonic naît du quinquina (quinine) que les Britanniques consommaient comme antipaludéen dans leurs colonies, adouci de gin pour le rendre buvable. Entre les deux guerres, c'est devenu une boisson chic des bars de Marseille et de Londres — deux villes que Nancy Wake connaissait par cœur.
Le twist contemporain : Servi dans un grand verre ballon avec une baie de genièvre et une rondelle de concombre, baptisé « White Mouse » sur l'ardoise du bar.
Sources : Nancy Wake, The White Mouse (autobiographie, 1985) · Peter FitzSimons, Nancy Wake (2001)
Nancy Wake · Charactorium

