La carte de Nancy Wake
Le gin de la souris blanche
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Le verre du soir (le remontant des agents)

Le gin de la souris blanche

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Le verre du soir (le remontant des agents)

Le gin de la souris blanche

Pourquoi ce plat ? Le goût de Nancy Wake pour un bon verre est légendaire et abondamment documenté : elle tenait sa réputation de fêtarde dès sa vie d'avant-guerre à Marseille et Paris, et son amour du gin l'accompagna jusque dans les pires moments du maquis. Un verre bien tassé, c'était sa façon à elle de tenir le coup et de remonter le moral.

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Le verre du soir (le remontant des agents)

Un gin allongé d'eau gazeuse tonique, relevé d'un trait d'agrume — la boisson simple, amère et vive d'une femme qui ne refusait jamais un verre.

Qu'on s'entende : je me suis battue dur, mais j'ai aussi su m'amuser dur. Un bon gin bien tassé, voilà ce qui remet une fille d'aplomb après une nuit dans la boue. À Marseille, du temps de mon Henri, on buvait des choses élégantes dans des verres en cristal ; dans le maquis, c'était au quart de gamelle, mais le principe restait le même. Sers-le frais, mets-y un zeste si tu en as un, et bois à la santé de ceux qui ne sont plus là. Santé !
Nancy Wake
Ingrédients
  • Ginune bonne rasade (alcool de base)
  • Eau tonique (quinquina)pour allonger (amertume et bulles)
  • Citronun trait (acidité)
  • Glacesi l'on en trouve (fraîcheur)
Comment on faisait : Le gin tonic naît du quinquina (quinine) que les Britanniques consommaient comme antipaludéen dans leurs colonies, adouci de gin pour le rendre buvable. Entre les deux guerres, c'est devenu une boisson chic des bars de Marseille et de Londres — deux villes que Nancy Wake connaissait par cœur.
Sources : Nancy Wake, The White Mouse (autobiographie, 1985) · Peter FitzSimons, Nancy Wake (2001)

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