Le thé du billy bien sucré
Un thé noir robuste bouilli directement dans la gamelle, sucré généreusement, parfois corsé d'un nuage de lait concentré. Chaud, réconfortant, légèrement amer sous la douceur : la première et la dernière gorgée d'une journée en montagne.
Un thé noir robuste bouilli directement dans la gamelle, sucré généreusement, parfois corsé d'un nuage de lait concentré. Chaud, réconfortant, légèrement amer sous la douceur : la première et la dernière gorgée d'une journée en montagne.
S'il y a une chose qu'on n'a jamais lésinée, c'est le thé. En altitude, on se dessèche sans même s'en rendre compte, alors on buvait des litres d'eau chaude et de thé toute la journée. On le fait bouillir dans le billy, on jette les feuilles dedans, et on sucre sans compter — il faut bien remettre du carburant dans la machine. Un thé brûlant et sucré au petit matin, crois-moi, ça vaut tous les discours pour se mettre en jambes.
- •Eau (neige fondue en montagne) — une gamelle (base, réhydratation)
- •Thé noir en feuilles — une bonne pincée (corps et amertume)
- •Sucre — à volonté (énergie et douceur)
- •Lait concentré — un trait (optionnel) (rondeur)
Le thé du billy bien sucré
Un thé noir robuste bouilli directement dans la gamelle, sucré généreusement, parfois corsé d'un nuage de lait concentré. Chaud, réconfortant, légèrement amer sous la douceur : la première et la dernière gorgée d'une journée en montagne.
Pourquoi ce plat ? Hillary buvait énormément de thé très sucré, en expédition comme à la maison, pour combattre la déshydratation de l'altitude. Le « billy tea » — bouilli en plein air dans une gamelle métallique (le billy) — est la boisson rituelle du bivouac de tout l'hémisphère sud.
S'il y a une chose qu'on n'a jamais lésinée, c'est le thé. En altitude, on se dessèche sans même s'en rendre compte, alors on buvait des litres d'eau chaude et de thé toute la journée. On le fait bouillir dans le billy, on jette les feuilles dedans, et on sucre sans compter — il faut bien remettre du carburant dans la machine. Un thé brûlant et sucré au petit matin, crois-moi, ça vaut tous les discours pour se mettre en jambes.
Ingrédients (version d’époque)
- Eau (neige fondue en montagne) — une gamelle (base, réhydratation)
- Thé noir en feuilles — une bonne pincée (corps et amertume)
- Sucre — à volonté (énergie et douceur)
- Lait concentré — un trait (optionnel) (rondeur)
Ingrédients
- Eau — 50 cl (base)
- Thé noir corsé (Assam ou English Breakfast) — 2 c. à café (corps)
- Sucre — 2 à 3 c. à café (douceur énergétique)
- Lait concentré non sucré — 1 c. à soupe (optionnel) (onctuosité)
Préparation
- Porter l'eau à ébullition franche dans une casserole (le « billy »).
- Jeter le thé directement dans l'eau bouillante et laisser infuser 2 à 3 min hors du feu.
- Tapoter le côté de la casserole pour faire retomber les feuilles au fond.
- Sucrer généreusement, ajouter un trait de lait concentré si désiré.
- Verser dans un mug en filtrant grossièrement, et boire bien chaud.
Comment on faisait : Le billy tea est la boisson des bergers, explorateurs et alpinistes de tout l'hémisphère sud : on bout l'eau dans une gamelle posée sur le feu, sans théière. En haute altitude, l'eau bout à plus basse température (le point d'ébullition chute), ce qui donne un thé plus pâle — d'où l'habitude de forcer la dose de feuilles et de sucre.
Le twist contemporain : Le servir dans un mug émaillé cabossé avec une étiquette « altitude camp », et proposer une version au miel de manuka plutôt qu'au sucre.
Sources : Edmund Hillary, High Adventure (1955) · Traditions du billy tea, Te Ara — Encyclopedia of New Zealand
Edmund Hillary · Charactorium