La carte de Nancy Wake
Saucisson sec d'Auvergne de garde
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La charcuterie de garde (le sec qu'on pend à la poutre)

Saucisson sec d'Auvergne de garde

ConservationReconstitution🧂 🫙difficile30 min + 3 à 5 semaines de séchage
La charcuterie de garde (le sec qu'on pend à la poutre)

Saucisson sec d'Auvergne de garde

Pourquoi ce plat ? Le ravitaillement du maquis dépendait des fermes et de tout ce qui se conservait sans froid. Le saucisson sec, salé puis séché des semaines durant, se glissait dans une musette et se mangeait au couteau entre deux marches — exactement le genre de nourriture qui tenait les hommes de Nancy Wake en mouvement.

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La charcuterie de garde (le sec qu'on pend à la poutre)

Une chair de porc hachée, salée et épicée, embossée puis séchée lentement jusqu'à devenir ferme et parfumée : la viande qui se garde des mois sans glace.

Dans le maquis, on ne range rien au frais, il n'y a pas de frais. Alors on apprend vite ce qui dure. Un bon saucisson pendu à la poutre d'une grange, tu le tranches au couteau, tu le mets dans ta poche avec un croûton, et te voilà parti pour la journée. Les fermiers du coin nous en donnaient en cachette, au risque de leur peau. Je n'ai jamais oublié ça — un bout de saucisson, par les temps qu'on vivait, c'était un cadeau de roi.
Nancy Wake
Ingrédients
  • Maigre de porcla majeure part (chair)
  • Gras de porc (bardière)environ un tiers (moelleux et liant)
  • Selà proportion stricte (conservation)
  • Poivre noirgénéreux (épice)
  • Ailquelques gousses (parfum)
  • Boyau de porcce qu'il faut (enveloppe)
Comment on faisait : En Auvergne, le « tue-cochon » d'hiver fournissait la charcuterie de l'année : saucissons et jambons salés puis suspendus dans la cheminée ou le saloir. Le séchage lent et le sel permettaient de garder la viande sans aucun froid, savoir-faire vital pour des fermes isolées… et pour un maquis sans ravitaillement régulier.
Sources : Traités de charcuterie fermière auvergnate · Peter FitzSimons, Nancy Wake (2001)

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