La carte de Akira Kurosawa
Kōnomono / tsukemono (香の物) — petits marinés qui ponctuent le repas

Tsukemono nukazuke — légumes marinés au son de riz

ConservationReconstitution🍋 🧂 🫙facile30 min (+ 1 à 2 jours de fermentation)

Concombre, radis daikon et navet enfouis dans un lit vivant de son de riz salé (nukadoko) qui fermente les légumes en un à deux jours. Croquants, acidulés et profondément umami, ils nettoient le palais entre deux bouchées de riz.

Kōnomono / tsukemono (香の物) — petits marinés qui ponctuent le repas

Concombre, radis daikon et navet enfouis dans un lit vivant de son de riz salé (nukadoko) qui fermente les légumes en un à deux jours. Croquants, acidulés et profondément umami, ils nettoient le palais entre deux bouchées de riz.

Le pot de nuka, c'est une chose vivante ; ma mère y plongeait la main chaque jour pour le retourner, été comme hiver, et jamais elle ne l'oubliait. Enfouis-y ton concombre le soir, retire-le au matin : une nuit suffit, deux si tu l'aimes franc et acide. N'aie pas peur d'y tremper les doigts, ce sont eux qui tiennent le ferment en bonne santé. C'est humble, presque rien, et pourtant sans ce petit croquant acidulé un bol de riz me semble incomplet — comme un film auquel manquerait son dernier plan.
Akira Kurosawa
Ingrédients
  • Son de riz (nuka)de quoi remplir une jarre (lit de fermentation)
  • Selgénéreux (salaison, conservation)
  • Eauà consistance de pâte (liaison)
  • Kombu, piment séché (facultatif)un peu (parfum et protection)
  • Légumes de saison (concombre, daikon, navet)selon l'envie (à mariner)
Comment on faisait : Le nukazuke se répand à l'époque d'Edo, quand le polissage du riz blanc rend le son abondant. Chaque maison entretenait son nukadoko comme un trésor, transmis parfois sur des générations, retourné quotidiennement à mains nues — les ferments lactiques de la peau participant à son équilibre. C'était la conservation des légumes avant le réfrigérateur, et un apport vitaminique précieux l'hiver.