retournerGâteau étagé glacé du retour triomphal
Gâteau étagé glacé du retour triomphal
Pourquoi ce plat ? En janvier 1890, Nellie Bly rentre à New York après son tour du monde en 72 jours, acclamée par la foule. Pour fêter un tel exploit, l'Amérique de la Gilded Age dressait la table de fête et son roi : le grand gâteau étagé, blanc et glacé, fierté des maîtresses de maison.
Un gâteau blanc, moelleux, monté en deux ou trois étages liés par un glaçage sucré qui durcit en croûte brillante. C'est le dessert des grandes occasions, celui qu'on présente entier au centre de la table.
Quand le bateau m'a ramenée et que la foule criait mon nom sur le quai, je vous jure que je me serais offert le plus beau gâteau de toute la ville ! Chez nous, pour les grands jours, on montait ces gâteaux blancs à plusieurs étages, battus à la main jusqu'à en avoir le bras endolori. Le secret, c'était le glaçage : du sucre battu avec du blanc d'oeuf, qu'on étalait vite avant qu'il prenne. On le posait au milieu de la table, bien droit comme un monument — et croyez-moi, il ne survivait jamais bien longtemps.
- •Farine de froment — plusieurs tasses (structure du gâteau)
- •Beurre — une tasse (moelleux et richesse)
- •Sucre — deux tasses (douceur)
- •Oeufs — quatre (liant et légèreté)
- •Lait — une tasse (souplesse de la pâte)
- •Levure chimique (saleratus / baking powder) — deux cuillerées (lever la pâte)
- •Sucre glace et blanc d'oeuf — pour le glaçage (croûte brillante)
Gâteau étagé glacé du retour triomphal
Un gâteau blanc, moelleux, monté en deux ou trois étages liés par un glaçage sucré qui durcit en croûte brillante. C'est le dessert des grandes occasions, celui qu'on présente entier au centre de la table.
Pourquoi ce plat ? En janvier 1890, Nellie Bly rentre à New York après son tour du monde en 72 jours, acclamée par la foule. Pour fêter un tel exploit, l'Amérique de la Gilded Age dressait la table de fête et son roi : le grand gâteau étagé, blanc et glacé, fierté des maîtresses de maison.
Quand le bateau m'a ramenée et que la foule criait mon nom sur le quai, je vous jure que je me serais offert le plus beau gâteau de toute la ville ! Chez nous, pour les grands jours, on montait ces gâteaux blancs à plusieurs étages, battus à la main jusqu'à en avoir le bras endolori. Le secret, c'était le glaçage : du sucre battu avec du blanc d'oeuf, qu'on étalait vite avant qu'il prenne. On le posait au milieu de la table, bien droit comme un monument — et croyez-moi, il ne survivait jamais bien longtemps.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — plusieurs tasses (structure du gâteau)
- Beurre — une tasse (moelleux et richesse)
- Sucre — deux tasses (douceur)
- Oeufs — quatre (liant et légèreté)
- Lait — une tasse (souplesse de la pâte)
- Levure chimique (saleratus / baking powder) — deux cuillerées (lever la pâte)
- Sucre glace et blanc d'oeuf — pour le glaçage (croûte brillante)
Ingrédients
- Farine — 300 g (structure)
- Beurre mou — 200 g (moelleux)
- Sucre — 300 g (douceur)
- Oeufs — 4 (liant)
- Lait — 200 ml (souplesse)
- Levure chimique — 2 c. à café (lever)
- Extrait de citron ou eau de fleur d'oranger — 1 c. à café (parfum d'époque)
- Sucre glace (250 g) + 1 blanc d'oeuf + jus de citron — pour le glaçage (glaçage royal brillant)
Préparation
- Battre le beurre et le sucre en pommade, ajouter les oeufs un à un.
- Incorporer la farine et la levure en alternant avec le lait, parfumer ; obtenir une pâte lisse.
- Répartir dans deux moules ronds et cuire à 175 °C environ 25 à 30 minutes ; laisser refroidir.
- Préparer le glaçage en battant le blanc d'oeuf avec le sucre glace et un trait de citron jusqu'à une masse lisse et brillante.
- Étaler du glaçage entre les deux étages, empiler, puis napper le dessus et les côtés. Laisser durcir avant de servir.
Comment on faisait : Le gâteau étagé (layer cake) est une fierté de la pâtisserie domestique américaine du XIXe siècle, popularisée par la diffusion de la levure chimique et des moules ronds. Sans batteur électrique, on fouettait le beurre et les oeufs à la main de longues minutes — d'où la réputation de gâteau « des grands jours ».
Le twist contemporain : Plantez 72 petites bougies (ou un chiffre « 72 » en sucre) pour célébrer le record du tour du monde, et tranchez le gâteau comme on déroule un itinéraire.
Sources : Fannie Farmer, The Boston Cooking-School Cook Book (1896) · Estelle Woods Wilcox, Buckeye Cookery and Practical Housekeeping (1877)
Nellie Bly · Charactorium





